I. T. XXV, p. 398, juin
iSi CHYPRE
d^AchilIe et d'Hercule, fait voir que ces œuvres de Vulcain portaient, comme les patères prémentionnées (et surtout celles en calotte de sphère), des sujets de guerre, de chasse, de mystères religieux. J*ai pensé alors que ces patères pourraient bien avoir figuré dans les temples comme boucliers votifs transformés ainsi par motif d'économie et d'organisation intérieure des sanctuaires. En effet, la calotte de sphère est exactement Vumbo. Des sujets gravés sur cette convexité ' étaient plus difficiles à saisir dans leur ensemble pour Toeil du spectateur que s'ils eussent été tracés dans la partie concave. Aussi c'est cette dernière disposition qu'on adopta pour les patères. Rien n'indique sur celles-ci qu'elles aient été suspendues comme les cltpet du même genre qu'on consacrait en commémoration de faits importants. L'absence totale d'ornements sur la surface bombée me fait supposer que celle-ci était cachée dans un encastrement, ou bien encore que les patères étaient simplement adossées à une surface verticale, en face du jour, et réunissaient ainsi dans leur concavité brillante les rayons lumineux qui les faisaient étinceler.
Il y avait dans le temple d'Apollon Curius ample provision de cette précieuse et jolie vaisselle qui ajoutait à l'éclat des autels, des luminaires, des ustensiles du culte, des riches ornements sacerdotaux. — Le lecteur en a jugé en lisant, en tête de cette notice, le succinct résumé des belles recherches du général de Cesnola à Curium. Mais il pourra apprécier de visu le trésor du temple d'Apollon en allant examiner au musée de New- York, qui vient d'en faire l'acquisition, les objets qui le composent.
I. La statue de bronze de Brescia, qui représente une Victoire (?) gravant sur la convexité d'un bouclier , prouve que ce mode était en usage.