DALI
Piédestal de marbre noir.
Longueur, o",75 ; largeur, o",52 ; hauteur, 0^,27.
Ce piédestal supportait une statue plus petite que nature, à juger d'après la dimension des pieds. Ceux-ci étaient encastrés dans des alvéoles peu profondes, épousant leurs contours, et solidement fixés au bloc au moyen de chevilles métal-
liques dont étaient pourvus les talons et qui pénétraient dans des trous encore visibles. — La statue était probablement en bronze.
L'inscription est gravée avec beaucoup de soin et en très beaux caractères. Elle est nette et intacte.
MNA2EA2AyHT02METEIPA2YPEP AYT0YKAIT0YYI0YrHPY2M0N02 APOAAnNIAMYKAAiniEYXHN ETOYZnZKITIEIZArOYZINMZZANAIKOYZ
Ce monument a été trouvé avec plusieurs inscriptions phéniciennes et chypriotes par M. Lang,enmars 1869, dans le temple situé au pied des collines d'Ambelliri. Si Ton fait attention que Dali faisait partie du royaume phénicien de Citium, on ne doit point s'étonner de la présence dans cette inscription d'un mot phénicien.
En effet, dans le Recueil des antiquités helléniques de Rangabé (417), nous trouvons un décret où est cité un Tyrien du nom d'^^Dfiç, proxène des Athéniens. Toutefois la forme du génitif est ''Aij'ou dans ce décret. Ce nom est, d'après le savant helléniste, dérivé de la racine sémitique ''Aij;, qui signifie « terme »(?). — rHPYîMflN est un nom nouveau '.
Apollon Amycléen avait-il une chapelle au temple d'Idalie ? Peut-être. Cependant il n'est pas impossible qu'un dévot de ce dieu, venu en pèlerinage au sanctuaire de Vénus, y ait accompli un vœu fait probablement pendant le voyage.
L'ère mentionnée ici est celle de Citium, non encore déterminée ^. C'est en Tannée 47, le 7 de Eav^wtoç, que fut consacré le
* I. Phénicien : ^'SwNIA, Gercchmoun, ««hôte du dieu Echmoun ». Cf. *A63vÇ- Tioûvov (gênitifj, « serviteur d'Echmoun »», à Sidon (Waddington, Jnscr,gr.et!at. de la Syrie y n* 1 866 c],
* 2. Fixée depuis à 3 12 av. J.-C. (Clcrmont-Ganncau, VÈre autonome de Ci- /im;i, dans V Instruction publique, 6 mars 1880.)
monument. Celui-ci est postérieur à Alexandre, car ce furent ses successeurs qui introduisirent à Ch}'prece mois macédonien de HovOixo;.
Pierre calcaire. Fragment.
Largeur, o",io; hauteur, o",07.
APZINOEIO ANAPAZIA
Beaux caraaères. Temple d'Ambelliri .
PYLA.
Les inscriptions découvertes à Pyla viennent du temple déblayé par M. Lang en 1868.
Piédestal monolithe en pierre calcaire.
Hauteur totale, o",69.
Trois des côtés vont en diminuant légèrement de la base vers le haut jusqu'à un listel ou bandeau de o™,o65 de largeur, surmonté d'une corniche ou couronnement évasé de o"*,i25 de haut.
La base a o",54 de long sur chaque face.
Ce bloc a son quatrième côté vertical et à peine dégrossi. Il était donc adossé à la muraille de Tédifice.
Le bandeau porte une inscription sur la face principale et sur la face latérale de droite :
M]NA2IA2PNYTIAoY A]PoAAnNIMAriPin
(DIAAIMENHCnNYTIAOY
Les caractères de Tinscription de gauche sont d'une très bonne époque et identiques à ceux de l'inscription de Dali n** i .
Le texte de droite est de beaucoup postérieur à Tautre.
Comme on le voit, Apollon était adore, au temple de Pyla, sous le singulier surnom deMAPIPIOZ, cuiseur (ou maturateur des fruits ?), inconnu jusqu'à présent.
Bloc de calcaire grossier. .
Hauteur, o",54; largeur, 0^,37.
ANAKPeON AnOAAONI ANeOHKeN
Caractères profondément gravés et très soignés.
Bloc de calcaire grossier, brisé à son sommet. Longueur, 0^,75 ; hauteur, o",3o; largeur, o™,i3.
Il-A APOAAnNI MArEIPiniEYXHN
Caractères identiques à ceux de Tinscription de Dali n** i . MAfElPIOZ, au lieu de MAflPIOZ.
Bloc de pierre calcaire. Vers le sommet les côtés sont dégradés.
Longueur à la base, o"*,335 ; hauteur, o*",i95.
L'inscription, en caractères hâtifs et négligés, occupe le haut de la face principale. Longueur de la partie écrite, o*,28.
AnOAAnNIAAKCCnHIAPICCTOYC
MANTIAPXOCYnePKAeONOC
TOYYIOY
ANeeeKeNeNTYXHi
L'épithète donnée ici à Apollon est inédite et très difiScile à déterminer '.
Sur Testampage on voit qu'une lettre a été ajoutée au-dessus de AA.
Dans le recueil de M. Waddington (n* 2796), il est fait mention d'un MANTIAPXH2.
ANeeeKCN pour ANeeHKEN.
SALAMINE (SAlNT-SERGHl).
Piédouche en marbre blanc, plat et percé d'un trou ayant probablement servi à fixer une statuette.
Longueur, o™,275; largeur, o™,i9; épaisseur, o",o8.
La tranche est légèrement concave sur les faces, arrondie, très bombée aux parties latérales.
Sur la surface supérieure :
AEONTIO' ERAPXIKo
C'est le nom du personnage à qui est dédié le monument. Au dernier mot il faut ajouter un I.
Dans la concavité de la partie antérieure de la tranche est le nom de l'artiste (voir pi. XI, n** 4) :
EPMOAAOC E n OIOYN
* I. Peut-être : AAKCEIIHI = MAFEIPIÛI.
EPIGRAPHIE
Enfin, sur la convexité de la partie droite de la tranche est un mot tracé en caractères singulièrement soignés et présentant cette bizarrerie que les traits de chaque lettre sont renflés à leurs extrémités et s'épanouissent en queues d'aronde, que les Y sont, à la base de leur bifurcation, traversés par un trait horizontal, et que le C final affecte la forme carrée (voir pi. XI, n° 5) :
y¥XAPO¥C
Ce mot est peut-être le nom du donateur.
\EONTJ0j
..iL:i3.
Ce monument a été publié plusieurs fois, entre autres par MM. Waddington et Sakellarios, mais non d'après Toriginal, aujourd'hui au musée du Louvre.