‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 82 sur 99 · XVII, I · texte numérisé non relu

XVII, I

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marche les débris d*un grand monument que Ton reconnaît, à son appareil, être une œuvre des Romains. Cette grande ruine, dite Camp de César, marque l'emplacement de Nicopolis. Et bien que, jusqu'à présent, aucune inscription ne soit venue confirmer cette assertion, Tétude attentive des auteurs, le calcul des distances ne laissent aucun doute à cet égard. Nicopolis était située à 4,3oo mètres environ des murs de Tancienne Alexandrie, à 20 stades, au dire de Strabon (liv. XVII, ch. xvii) et de Josèphe (liv. IV, ch. xi). Pline, qui lui donne le nom de Juliopolis, évalue cette distance à 2,000 pas romains.

Si Ton s'avance vers Canope, on arrive au bout de cinq minutes sur les hauteurs de Ramlé, tumulus qui cachent probablement les ruines de Taposiris Parva, et qui sont maintenant couverts d'habitations de plaisance des riches Alexandrins. Des sarcophages de marbre d'un assez bon travail ont été trouvés en ce lieu; des nécropoles, des vestiges d'habitations ont été et sont encore mis à jour lorsqu'on construit quelque nouvelle villa. Des fouilles sérieuses opérées depuis le Camp de César jusqu'au promontoire le plus voisin donneraient une moisson abondante de monuments intéressants et précieux.

En marchant en avant, le long de la mer, on atteint bientôt un monticule de terres couvrant probablement aussi des ruines. Ce tertre nous cache Textrémité d'un cap. Gravissonsle. Nous dominons les restes d'un petit temple dorique, entièrement déblayé et surplombant presque les flots. Il est séparé par une baie d'un autre promontoire où ne se voit aucun vestige de construction et d'où la vue du sacellum qui nous occupe a été prise '.

Le texte de Strabon est explicite. Le sacellum de Vénus Arsinoé, dite aussi Vénus Zéphyritis (Pline l'Ancien, liv. XXXIV, ch. xiv), était sur le premier cap que l'on rencontrât en venant

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