INSCRIPTION DU CAMP DE CÉSAR
En conséquence des hypothèses que nous avons énoncées cidessus, nous proposons la restitution suivante de la partie dédicatoire de notre inscription :
[IMPERATORI • CAESARI]
[DIVX . m(aRCi) . AVR(eLII) . ANTOXIM . GERMANICI . SARMATICI .] FILIO . DIVI . COMMODI . FRATRI . DIVI . ANTONl[vi .] PII.NEPOTI . DIVI . HADRIANI. PRONEPOTI. DIVI TRAIANI . PARTHIc(l) . ABNEp[OTl] . DIVI . NERVAE . ADNEPOXI . (lVCIO) . SEPTIMIO . SEVERO . P[l0] .
PERTINAC(i) . AVG(vSTo) . ARABIc(o) . ADIAB[E]Nir[o] . PONT(iFICi) MAX(lMO) . TRIBVNIC(iAe) . POTESTATIS . vTl . IM[pERATORI . XÎ] CO(n)s(vLI) . ITERVM . p(aTRI) • p(aTRIAE) . PROCONSVI.(l) DECVRIONES . ALARES . [ALAR(vm) . ]
VETERANAE . GALLIC(ah) . et . T . THRACVM . MAV[RETANAE] .
Viennent ensuite les deux colonnes de noms, que nous croyons inutile de reproduire ici. Dans notre opinion, c-eux de la première colonne à gauche sont les noms des décurions, ainsi que les deux noms placés en tête de celle de droite et séparés des suivants par une lacune. Nous voyons par leur nombre que tous les officiers gaulois et que les autres décurions des deux alae^ moins deux, étaient présents. 11 est permis de supposer que les huit ou neuf premiers appartenaient au corps mauritanien, bien qu'aucun signe, aucune division ne puisse nous guider d'une manière certaine. Dans la colonne de droite, au contraire, les noms des soldats gaulois qui ont coopéré sont nettement séparés par une lacune des Mauritaniens marqués plus bas. Trois Gaulois seulement auraient payé le stip^^^ tandis que neuf Mauritaniens auraient pris part à l'érection du monument.
On remarquera que l'orthographe de ces noms est en général défectueuse. Ainsi, à la troisième ligne de la première colonne à
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gauche, l'artiste a mis une S initiale au lieu d'un C au surnom (SESARION pourCAESARION).
A la ligne suivante, VIPIVS est vraisemblablement, ainsi qu'à la quatorzième ligne, pour VIBIVS ou VLPIVS, et plutôt pour ce dernier nom, car dans l'autre colonne l'L du mot PLOTIVS n'a pas été non plus pourvue de son trait inférieur, etl'onaccritPIOTIVS.
A la dixième ligne, le surnom VITALIVS est pourVITALIS et nous remarquerons la même substitution de la terminaison IVS à la terminaison IS dans la cinquième ligne de la. colonne de droite (MARTI ALI VS pour MARTI ALIS ).
Dans cette même colonne de droite, le mot ASCLEPIODO- TVS était accompagné (comme nous l'indique l'expression QVI ET) d'un autre nom, grec comme lui probablement, et qui peutêtre était CHARISTIO, en supposant que la lettre presque entièrement effacée qui suit le C ait été une H.
A la sixième ligne, HERACLIDIS est pour HERACLI- DES.
A la ligne suivante, AGRIPPAS est pour AGRIPPA, et à la dixième ligne enfin, ANTESSTIVS pour ANTISTIVS.
Remarquons, pour .terminer, qu'un nom, AELIVS, remplace, à la neuvième ligne, le surnom qui aurait dû accompagner le nom AVRELI VS.
AU CAP ZÉPHYRIUM
(environs d^alexandrie d'Egypte)»
En décrivant la côte entre Alexandrie et la bouche canopique du Nil, Strabon s'exprime ainsi ^ :
« Entre la mer et le canal s'étend une étroite bande de terre, où se trouvent la petite Taposiris après Nicopolis, plus le cap Zéphyre, dont la pointe porte un petit temple d'Arsinoé Aphrodite. C'est là, dit-on, qu'aurait été autrefois une ville de Thonis, qui portait le même nom que le roi de qui Ménélas et Hélène auraient reçu l'hospitalité. »
Si, en sortant d'Alexandrie par la porte de Rosette, on suit le rivage en marchant vers Test, on atteint au bout d'une heure de
* I. Revue archéologique, XIX, p. 268 et suiv. (1869). Le mcmoirc est daté de Beyrouth, i»» août 1868.