‹ Monuments d'antiquité figurée recueillis en Grèce par la Commission de Morée et expliquésChapitre 5 sur 7 · VU · texte numérisé non relu

VU

Schol. Apollon. Rhod., 111, laaS, et les interprètes d'Hesychius, au mot STaSto? xiTiiv.

Pol. Om I, i35. Cf Passow Lex, v. ofxyaXwros.

”” Plaques la, i5, 17, 19.

berg conjecture avec assez de vraisemblance que les autres accessoires avaient abandonnés à la peinture^

Le javelot et l’épée sont en général les seules armes offensives dont les guerriers fassent usage ; mais en ceci encore nous rencontrons quelques exceptions. Quand le javelot avait été lancé, on tirait l’épée (Çiçoç) pour combattre de près. Ici l’épée est très-courte, descend à peine jusqu’à la cuisse , et pàrait^tre plutôt le Tcapa^wviov** ‘ que la jzcqraipa ou la xotci'î**’ : elle est suspendue à un baudrier (Te^ajAcov qui passe sur l'épaule droite. La plupart de ces épées étaient rapportées, ainsi que les baudriers, les lances, ou les javelots, et non pas seulement en bronze, comme on l’a conjecturé, mais aussi en marbre , ainsi que l’indjquent les tronçons qui subsistent encore. Il paraît assez difficile de croire avec M. Stackelberg, que le soin de figurer les baudriers ait été aban- * donné à la peinture ; il est beaucoup plus naturel de croire qu’ils étaient -^rapportés en bronze : ce qui semble le prouver, ce sont les trous que l’on remarque au-dessous du sein gauche de quelques-uns des guerriers, et dans l’un desquelsVin a retrouvé le plomb destiné à la soudure.

Les boucliers des guerriers sont des boucliers argiens vastes et ronds, «airî^ej suxux>.oi , garnis extérieurement d’un rebord (iv-ru^ et inlérieurement^ de deux poignées, l’une au milieu (ôyetvov**®)^ l’autre près du bord (ôj(^avTî Us couvraient les combattants depuis l’épaule jusqu’au genou. L’artiste, au moyen des ressources qu’offre la perspective, est parvenu, en variant les poses, à éviter dans la

IRillin, Mon. inéd., t. I, p. aji.

Poil. Onom., I, i36.

Hesych. TeXixiabni • XSpoi: , xa'i 6 ivaipoptùî toù Çi'ipouç , xal trit àmiSix;.

”* Æschyl. Sept, ad Theb., et Millin, Mon. inéd. t. i, p. 3i3, 9. Cf. Blasitu Carophilus c/e veterum cfypeis. Lugd. Bat., i75i; in-4"

Hom. II. VI, 118.

Pollux, On.,I, i33.

Ibid. Cf. Scliol. Aristopli. Eqiiit. 8^5.

représentatioif de cette arme , la monotonie de la forme circnlaire.

Les casques des hommes sont de différentes formes, garnis ou dépourvus du cimier ('kôfot (et dans ce dernier cas on les appelait xaTaï-njÇ **9) ; les couvre-joues (itapayvaôt^tç de quelques-uns de ces casques sont tantôt relevés et tantôt rabattus. Un guerrier porte par-dessus son casque, dont on aperçoit la partie inférieure sur son cou , le ttîXoç , également en usage dans les c'omhats.

Thésée est le seul qui porte la massue (xopûvn C’est sans doute la massue de fer qu’il a enlevée à Périphètes , et dont il fit constamment usage après cet exploit Il en est armé dans l’un et dans l’autre combat I.a peau de lion, qui le distingue, est aussi donnée par Homère à des héros Dans le combat des Amazones il la porte sur le bras gauche et s’en sert en guise de bouclier , comme Minerve se sert de l’égide dans les plus anciens monuments Les cheveux

Hesych. Acçoi; . . . dfxpov ittpixaçaXaîa;.

Hom., 11 ., X, 258 .

Eiistalh. et .Schol. Ven. ad 11., V, 748 .

Plaque 8.

’’’ Phot. Lex. et Suid., v. IliXcx;.

’’’ Hesych. Kopiivr, . . . ^'rtoXov.

Plut. Thés. 8. Nous avons dit, note 117, que c’était t’arme des héros. Homère la donne à Éreuthalion , II., VII , 1 35 - 1 4 1 ; à Aréithoüs , ibid. 9 et 1 38 ; àOrion, Od., XI, 571-574, etc.

Plaques 8 et a 3 . Elle manque dans la plaque a 3 ; mais la forme du fragment resté dans la main de Thésée, indique, ainsi que le mouvement du bras, que 15 comme à la plaque 8 , il devait porter cette arme.

Schol. Apollon. Rhod. i, 3 a 4 . 2 uvT/ 9 ti; toïç iîpwffi t 4 ÎEppwiTOçopeïv. Hom. II. X, 23 , en parlant d’Agameranon : ’Aptp't S’ tnei-n Saipoiv 5 v IccaocTO SÉppa Xéovroc, Schol. Hom. ad h. I., ’Eirl xS /ixtovi Xeovt 5 ;v xfOeixEv àvxl xxjç àouiSoç. II. , X, 177. Feith, Âmiquit., Hom., lib. IV. Argentor., 1743 , P- 462, sq. Terpstra, Antiq., Hom.,. Y). 164 etsuiv.

’’’ Voyez plus haut, note 116. *

Voyez la planche LXII des Voyages et Recherches de M. Brôndsted, 2’’ livraison, p. 298 et suivantes. Du reste, M. Stackelberg se trompe quand il

de Thésée, dont les boucles se redressent sur son front, donnent à sa tête de la ressemblance avec celle d’Hercule encore jeune, et augmentent en lui l’expression de la force.

£n général les guerriers portent la chevelure courte , adoptée par les athlètes.

Les Centaures, au contraire, se distinguent par leur aspect sauvage, leur longue chevelure hérissée, et leur barbe en désordre. Trois d’entre eux seulement font exception. Leur seul moyen de défense, quand ils ne sont pas entièrement nus consiste dans une peau de lion qu’ils portent jetée sur l’épaule ou sur le bras gauche ou bien encore attachée autour du cou au mojea d’une agrafe Leurs armes sont celles qui conviennent à leur grossièreté , les armes

avance que, suivant Plutarque, Thésée, après sa victoire sur Périphètes, porta la peau de lion comme Hercule; Plutarque ne dit rien de tel. Voici le passage (c. 8) : Kal itpSlTOv jjiiv év ’EiriSaupîq üepiçi^'niv . . . oupiSoiXùv ditéxvtivev jjoSelc îi T^xopuv^, Xa6tl>v, 8aXov èitoiiivoiTO , xat SirréXti ypoijuvof , tSoTtep 6 'HpaxXrjî xÇ Sip|utT( ToC Xtovxoc. Pour que ce passage eût le sens que lui suppose M. Stackelberg, il faudrait après ’UpaxXâjc une virgule que n’ont pas les bonnes éditions. X piupzvoc a pour complément xopuv^ qui précèdeet qui sort ainsi de complément à deux verbes différents, ce qui n’est pas sans exemple. — Cf. Apollod., HT , 16, 1 . Plaques 16, i8, tg, ai, a 3 . t

Plaques 14, i 5 , 17, 18, ao, ai.

*“ Plaque 3 a.

Plaques i 5 , 16, 17, ao, aa. C’est avec la peau de lion ou la peau d’ours que les poètes les représentent. Ovid., Metam., XII, 414 :

Mec, Bùi qiu8 decemt , elecUram^ae Üeracum Aot homero, aot Utefi pneCendat Tcllera Icero.

Anie ociiloa atal et iUe meoa , qui »eiia Icodobi V luxerai inter te counezia Tullera uodu.

La pean de lion est aussi l’un des attributs que leur donnent la plupart des ■lonuments.

que fournit la nature , les pierres, et peut-être aussi les branches d’arbre

Par une opposition qu’il est facile de s’expliquer , les femmes des Lapithes , une seule exceptée , sont entièrement vêtues. Elles portent ou des sandales ou des souliers couverts, à hautes semelles que l’on pourrait prendre pour la chaussure appelée 6sffoa>.i^eç Leur vêtement consiste en une longue robe, à plis onduleux, dans laquelle on peut reconnaître tantôt l’ancien costume dorien, généralement adopté en Grèce dans le principe, tantôt le costume ionien, qui était tout l’opposé.

Hérodote nous apprend que ce dernier fut adopté en Attique, lors de la guerre des Athéniens contre les Eginètes, et cela dans le but de supprimer les aiguilles ou agrafes dont on faisait usage dans l’habillement dorien, jusque-là en usage chez les femmes athéniennes. Le costume ionien consistait surtout en une tunique de lin, qui n’exigeait pas d’agrafes. Ce qui distinguait surtout le costume dorien des femmes , c’est qu’il couvrait moins le corps , et qu’il laissait entièrement à nu les bras et les jambes.

Il ne sera pas difficile de prouver que les deux costumes se retrouvent sur le bas-relief de Phigalie. En effet, deux femmes de T^apithe y portent, suivant l’usage ionien , cette longue tunique fermée, dont les manches s’attachent sur les bras au moyen de plusieurs boutons et cette robe de dessus appelée Ttsirlo< ou wtirXov

Voyez notes 177 et 19a.

Plaque La femme du n“ 19 a les pieds nus.

Plaques 17, 20, 22, 23 .

Poil., On., VII, 87.

’** Plaques 22 et 23 .

XiTOv TtoSiQpriî. Poil., On., VII, 63 . Xitwy . . . itoSiîpin; £« . . . touç o<r:pay«- XotK xa&i^xaiv. '

Ælian., V. H., I, 18.

qui était souvent retenue avec une ceinture. D’autres au contraire portent, suivant l’usage doriea , des robes qui s’attachaient sur l’épaule avec des agrafes (wêpôvai ’**) , la tunique ouverte et la xystis (Çucm; La première, ou tunique spartano-dorique, est ouverte sur le côté; une partie de l’étoffe repliée sur elle-même (oiirXtiTi ou ÿiwXoi; et retenue par la ceinture, retombe jusqu’au genou ***. L’autre, la xystis, qui fut introduite dans la tragédie*®®, consiste en un vêtement qu’on attachait très-bas avec la ceinture et qui, remontant jusqu’au-dessous du bras, agrafait sur l’épaule uu pan qui retombait sur la hanche et flottait librement autour du corps

Les ceintures et les voiles des femmes sont aussi de différentes formes. Aux angles des manteaux des hommes ou des voiles des femmes se trouvent presque toujours des petits poids en forme de houppe ou de gland (ôucatvoi , «îXXuêa, fofaxoi *®*). Les femmes sont coiffées d’une manière très-simple : une seule d’entre elles porte le réseau appelé jwxpuipaXoç qu’attache par-devant une bandelette (àva^édjjLT) *®°). Hippodamie est également la seule qui porte des pendants d’oreilles *®' , sans doute comme un reste de sa parure de üancée.

On remarque aussi dans le costume des Amazones une variété, qui n’a sans doute pour but que d’éviter à l’œil le retour fastidieux

Cf. Rhodius de Acia, c. 5 .

Poil., On., VII, 54.

Poil., On., VII, 49 et 96.

Hesych., v. SnrXotSa.

Plaque 17.

Hesych. HuitIî • Tporjfixiv Iv8upia.

Plaques 14, 19, ao. |

Ces poids étaient de plomb et servaient à faire retomber les pans du manteau. Voy. Millin , Mon. inéd., 1. 1 , p. 389 et 878.

Voy. les interprètes d’Hesychius , au mot xcxpûcpotXoî. Poil., On., V, 95. Poli., On., I.

Cf. Gaspari Bartholini de inauribus veterum. Amst., 1676, in-i8.

et monotone d’un même vêtement. Quelquesnmes portent la tuni< que courte attachée avec une simple ceinture ou avec deux ceintures*®^, le strophion («Tpi^ŸWV *®*) au-dessus et la perizostra (mp^cdOTpa'*®®) au-dessous, de telle sorte que le vêtement ainsi remonté forme autour du corps une masse de plis (xôXiroc ou xoXiroi^®®) : c’était l’usage des jeunes filles et des chasseresses. D’autres ont en outre deux bandelettes qui se croisent sur la poitrine suivant l’usage des Perses. Ajoutez à cela les brodequins de chasse, et vous avez le costume des Erinnys ou furies vengeresses *®®. Une seule d’entre elles *®9, si toutefois on peut voir une Amazone dans cette' figure porte une longue tunique de femme tombant sur les talons

La tunique des Amazones est tantôt simple tantôt repliée*^^; et alors les remplis retombent tantôt sur la hanche^'^ et tantôt sur la cuisse*’^. Elles portent aussi parfois cette tunique ouverte '*®

Plaques i,4>6,7,8,io, ii.

V’ Plaques a , 3 , 5 , 7 , 8 , 9, 1 1, la.

Pollux , Onotn., VU , f>7 et g 5 .

Pollux , Onom., I. c.

’** Hom., II. IX, 570, aa, 80. Cf. Hesych. V. KoXitov dvu|uv>].

■ •*’ Plaques 7, 8. L’une d’elles, plaque 5 , n’en a qu’une seule.

Cf. Millin, Mon. inéd., t. 1, p. a 85 et suiv.

’** Plaque a.

Voyeï ce que j’ai dit sur cette figure, p. aa et a 3 .

M. Slackelberg, pour prouver que ce doit être une Amazone, s’appu e sur un passage de Paléphate (de Incredib., c. 33 ) qui ne paraît pas très-coi cluant. On peut en juger : Ilcpt HfxaCdwiv xdSt Xfyouei $ri où yuvalxtf ?|eav , el 3 0 dvîptî pifSapoi. ’Eipdpouv Sk j^ixiâvaç TcoSi^psK, &<mp al Opposai, x«l tÎiv xdpT|v dv ieCvjo (ilrpait • Toùç Sè Tiurycovd; I^upûvro • x«l SA toîîto IxaXoîjvTO yuvalxtc.

Plaques i , 3 , 4, 8, 10, ii.

Plaques a, 3 , 4, 5 , 6 , 7,9, ii, la.

Plaques i, a, 3 , 4 , 5 , 6, 7, 9, ii, la.

Plaques a (?), 8.

Page 1