‹ Monuments d'architecture et de sculpture en Belgique (volume 2)Chapitre 10 sur 26 · NOTRE-DAME DHANSWYCK A MA LIN ES · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DHANSWYCK A MA LIN ES

La partie la plus considérable du terrain où s’élève la ville de Malines était jadis couverte de bois et de marais. Au moment oii saint Rombaul vint y accomplir son œuvre de civilisation, quelques misérables huttes, construites en argile, occupaient seules les bords de la Dvle, non loin de l’endroit oii se trouve actuellement l’église de Notre-Dame d’Hanswyck. L’apôtre y fit construire un cloître et une basilique; les fidèles et les nouveaux convertis vinrent se grouper autour de ces pieux établissements, et il se forma bientôt une ville considérable que Notger, l’illustre évêque de Liège, entoura de

ANVERS

murailles. Malines, qui appartenait primitivement aux descendants de Charlemagne, avait été cédée, en 810, par Charles le Simple à l’église de Liège, et celle-ci conserva cette juridiction jusqu’au commencement du quinzième siècle, quoique les riches cl puissants seigneurs de Grimberghe y exerçassent d’ailleurs une active influence.

L’histoire de la commune, pendant le moyen âge, est pleine de sinistres. En 1457, la foudre tombe sur le magasin à poudre et l’explosion qui en résulte détruit plus de trois cents maisons. La peste, les incendies, les guerres exercent maintes fois leurs ravages. Enfin, la ville souffre fréquemment des débordements de la Dyle, mais, par contre, c’est au voisinage de celte rivière qu’elle doit aussi l’un de ses plus beaux monuments et les nombreux pèlerinages qui contribuèrent, pendant des siècles, à sa prospérité. La légende raconte qu’un bateau portant une statue de la Vierge, préservée sans doute des dévastations d’une ville voisine, vint s’arrêter de lui-même à l’endroit où se trouve l’église Notre-Dame d’Hanswyek, comme pour y indiquer la place d’un nouveau temple.

Les particularités qui se rattachent à celle construction primitive, ainsi que les miracles qui s’y accomplirent immédiatement, ne sont connus que par la tradition : en 1579, les iconoclastes renversèrent le temple et détruisirent tous les documents propres à fournir des renseignements historiques. Après ce désastre, une nouvelle chapelle fut réédifiée et n’éveilla que plus de ferveur : les habitants ne manquaient point d’y accourir à chaque menace de danger, et c’est aux prières qui y furent dites qu’ils attribuèrent la délivrance de leur ville en 1585. Ce dernier miracle fit affluer les pieuses offrandes, et leur abondance continua, pendant longtemps, à être telle qu’elle permit d’élever, en 1076, la gracieuse coupole qui couronne aujourd’hui l’édifice.

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