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LIEGE
tle vautour, paraît avoir été reconstruit par l’évêque Érarcl de la Marck et lut depuis lors fréquemment entamé, restauré, assiégé, envahi par force ou par ruse. Les Français, entre autres, l’incendièrent l’an 1693, et il fut rebâti en entier en 4845, lors de la formation du royaume des Pays-Bas.
La construction de l’église Notre-Dame remonte, d’après certains auteurs, à saint Materne, premier évêque deTongres. D’autres en attribuent la fondation à Charlemagne, qui, on le sait, y établit quinze prébendes. Cette question d’origine, fort obscure, ne doit point être discutée ici; l’on peut uniquement se borner à ce qui offre un caractère moins problématique.
En 4048, saint Théoduin, évêque de Liège, remplaça l’édifice existant par un temple plus spacieux. Celui-ci fut à son tour démoli au commencement du quatorzième siècle et l’on n’en conserva qu’un portail, de style ogival primaire, dont le tympan renferme une des imageries les plus curieuses du pays : trois grandes compositions avec des figures en haut-relief y représentent la NAISSANCE DU CHRIST, l’ ADORATION DES BERGERS, l’OFFRANDE DES MAGES, et, plus bas, les statues de la Vierge, de saint Materne et de saint Lambert, se dressent au meneau et aux pieds-droits de la porte. L’époque précisé à laquelle l’église actuelle fut achevée est inconnue; un millésime, placé à la voûte, indique seulement que cette partie de la construction dut être refaite l’an 1536. Cette modification n’a d’ailleurs nullement altéré la beauté harmonieuse de l’édifice qui est resté l’un des plus intéressants du pays. Deux rangées de colonnes cylindriques, à chapiteaux garnis de feuillages, divisent ses trois nefs; le chœur est éclairé de fenêtres lancéolées qui se répètent au transept dans un style plus flamboyant; entre les chapelles qui bordent l’enceinte, de riches dessins en relief couvrent les murs; une galerie découpée à jour circule au-dessus des arcades; enfin la peinture a recouvert toute la voûte d’un vaste et délicat réseau d’arabesques.
L’extérieur est incomparablement plus simple : une petite porte latérale donne accès dans le vaisseau; une tour carrée, autrefois surmontée d’une flèche en bois, s’élève à l’extrémité des trois nefs; et deux autres tours inachevées se dressent aux cotés latéraux du chœur.
Sous le gouvernement des princes-évêques, Huy comptait jusqu’à quinze églises et un nombre beaucoup plus considérable d’abbayes et de couvents. Ces institutions ont à peine laissé quelques débris, mais, sous l’influence du changement social, l’industrie s’est développée et le limpide courant de la rivière le Houyoux a été utilisé. La ville fait, en outre, un commerce assez notable de blé et de vin indigène, récolté sur tous les coteaux d’alentour.
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