‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 2)Chapitre 17 sur 106 · PLANCHE I · texte numérisé non relu

PLANCHE I

FÊTICHES ET AUTRES PRODUCTIONS DE L'ART, CHEZ LES ANCIENS AMÉRICAINS ET CHEZ DES PEUPLES A PEINE, CIVILISES

N° 1. — FÉTICHE de pierre.

es Sauvages en Amérique, les Nègres en Afrique rendent, comme on sait,

s, à de petites

une espèce de culte à des pierres bizarrement taillées ou color idoles en bois ou en pierres grossièrement sculptées. La plupart de ces dieux fétiches sont des imitations des formes humaines; mais on en trouve aussi qui sont des imitations d'animaux réels ou imaginaires. Le fétiche, N° 1, est, comme on peut voir, une tête humaine : presque tous les autres monuments barbares

figurés dans cette planche sont d’informes représentations de l'homme.

N° 2 et 6. — Deux figures en bois, de forme humaine; l'une mäle, l'autre

femelle

La femme à une moitié du corps enveloppée d’une espèce de draperie retenue

par une ceinture; ce qui n'empêche point de distinguer son sexe N°3. Auire figure d'un homme nu.

Les longs cheveux de la figure sont formés des filaments de la racine d'où

les Sauvages sont parvenus à la tirer.

N° 4 — PROUE d'une Pirogue des Sauvages de la Nouvelle-Hollande ( 5 5

Le caractère de ce monument est différent des autres. Il est d’un style qui le

rapproche de quelques divinités de l'Inde.

N°5,7e8. — FETICHES péruviens Le Fétiche, N° 5, est en jade.

N° 9. — ZDOLE mexicaine, en basalte noir.

La forme de cette idole est très-grossière. On trouve ordinairement dans le

Mexique des monuments d'un travail moins barbare

N° 10. — BOITE en coco, fabriquée par les Sauvages, fisurant une tête

rue chevelure

humaine qui porte une longue barbe et une long

La barbe et la chevelure ont été formées par les filaments même de l'env eloppe

du fruit dont est faite la boîte.

Net BLOC DE CRANIT, de grandeur humaine, représentant un

homme dont les membres sont bizarrement recourbés.

C'est un monument gaulois trouvé à Langres. Si l'on pouv:

it prouver qu'il date du temps où furent élevés les Dolmen, les Pelven, tous ces monuments

que nous appelons celtiques, et dont n'est dépourvue presque aucune contrée de

l'Europe, il faudrait renoncer à l'opinion assez généralement admise, que les Celtes, dans les plus anciens temps, ignoraient l'art de sculpter la pierre. Mais rien n'indique en quel temps a été fabriquée cette informe figure. Il est à croire qu'elle n'est pas antérieure à l'époque où les Gaulois, subjugués par les Romains, sessayaient à imiter les arts de leurs vainqueurs. Elle serait alors de très-peu sauloise, trouvés

antérieure, si même elle l'était, aux bas-reliefs de sculpture g dans les fondations de la cathédrale de Paris, et qui ornaient un autel élevé pa les bateliers de la Seine (ou plutôt par des négociants parisiens) à des dieux romains et gaulois.

On verra, par une note de M. Denon, qui a été trouvée dans ses papiers,

et que nous joignons ici, qu'il ne répugnait pas à croire que cet informe

monument füt vraiment celtique. Nous ne saurions partager cette Opinion; mais nous n'avons pas cru devoir supprimer les raisonnenments par lesquels il cherche

û lappuyer

Page 1