DES ARTS CHEZ LES ÉEGYPTIENS
de divinités dont on voit ensuite les figures sur les monuments: et l'on peut alors plus
aisément expliquer les emblèmes dont elles sont ou surchargées ou entourées. Déja l'on a
pénétré fort avant dans la mythologie égyptienne; bientôt on pourra la comparer à celle
des anciens Grecs et des Etrusques, et peut-être indiquer les dieux, les cultes que toutes
ces nations ont empruntés les unes des autres
C'est encore par le déchiffrement des noms des divers souverains de l'E pte, tracés
en caractères hiéroglyphiques sur divers monuments, qu'on est parvenu à déterminer la
date, l'âge de ces monuments. Si, d'un côté, les zodiaques d'Esné et de Dendera ne peu-
vent plus rester en possession de cette haute antiquité qu'on leur avait si gratuitement
ypte était soumise
concédée; s'il faut nécessairement en fixer l'exécution au temps où l'E
à la domination des Romains; d'un autre côté, des noms de Pharaons, trés-clairement lus
è dans d’autres légendes hiérogly phiques, par M. Champollion, ont fait remonter l'époque
de la construction d'un plus grand nombre encore de monuments, que l'en ne croyait
pas si anciens, jusqu'au 19% siècle avant notre ère, C'est-à-dire, jusqu'au temps de la
18% dynastie égyptienne (1). N'est-il donc et ne se
il d'aucun avantage pour l'histoire
des arts et même pour l'histoire politique, de pouvoir classer ainsi, d'une manière incon-
testable, dans un ordre chronologique, tous les monuments si nombreux qui couvrent
le sol de l'Egypte, ou qui sont enfouis dans les entrailles de ses montagnes ?
Applaudissons donc aux travaux entrepris pour parvenir à une connaissance exacte
de cette terre antique : sachons en attendre les résultats, avant d'embrasser une opinion,
de présenter des systèmes.
(1) Voyez le savant ouvrage de M. Champollion le jeune, intitulé : Précis du sysème hic roglyphique des anciens Ægyptiens. — Paris, 1824.