‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 2)Chapitre 27 sur 106 · OUVRAGES ORIENTAUX · texte numérisé non relu

OUVRAGES ORIENTAUX

Sous cette dénomination générale, nous comprenons les ouvrages d'art des Indiens, des

Arabes, des Persans, et nous devrions même ÿ comprendre ceux des Chinois ; 1

is les productions de

: dernier peuple étant en très-grand nombre dans notre collection de dessins, nous en ferons une classe distincte.

Il est remarquable que les monuments de l'art des Orientaux, en général, aient entre eux d'assez grands rapports, tandis qu'ils n'en offrent presque aucun avec ceux de l'art égyptien ; car c'est à tort, selon nous, que l'on à voulu trouver quelque ressemblance entre les bizarres attributs que donnent les Indiens aux images de leurs innombrables divinit

s, et ceux des

divinités égyptiennes, non moins nombreuses, mais peut-être moins inexplicables. La m

thologie indienne est un chaos dans lequel, jusqu'à présent, bien peu de lumiere à pénétré ;

mais on commence aujourd'hui à débrouiller la mythologie égyptienne, quoique nous

soyons très-loin encore d'en comprendre le système tout entier. Quant aux travaux des arts

chez les deux peuples, si on les compare avec attention, on se confirmera dans l'idée que

le peuple en Egypte était grave, sensé, qu'il cherchait la perfection, même dans les ou-

vré

res où il était forcé de s'astreindre aux formes et aux emblémes qui lui avaient été

transmis d'âge

en âge, depuis l'époque où la nation n'avait encore qu'une demi-civilisation ; que les Indiens, au contraire, n'ont fait et ne font encore aucun progrès dans l'art der etracer

par des images leurs puériles et superstitieuses traditions. En effet, et leurs immenses temples

souterrains et leurs effroyables divinités, enfin, tout ce qui est sorti de leurs mains parait être le produit d'une imagination désordonnée, délirante; et rien ne contraste plus avec la gravité, la sagesse que, trop libéralement peut-être, on attribue à leurs brames. Si on jugeait

à nation entière d'après toutes ces figures bizar

s de dieux indiens, que contiennent les

cabinets de nos curieux d'Europe, on la croirait à peine sortie de la barbarie ; et l'on trou-

verait aux monuments de sa religion et de ses arts, une grande conformité avec ceux de

l'ancien Mexique. Aussi, quelques écrivains, frappés de la grossièreté de toutes les productions des Indiens, ont-ils pensé que leur existence, en corps de nation, ne remontait guère qu'au moyen àge de notre ère; que leurs temples, leurs lois, leurs livres, ne sont que de cette

époque. Mais cette opinion ne nous parait guè 1e] g

soutenable. Des temples, tels que ceux d'Eléphanta, Salsette, Illoura, Malabipouram, ete., n'ont pu être construits pendant une période si rapprochée de nous; et d'ailleurs des auteurs grecs qui ont précédé de plusieurs

siècles notre ère, ont parlé de ce peuple indien, de ses mœurs, de s

institutions, que l'on retrouve encore telles qu'ils les ont décrites. Tout ce qu'on doit donc conclure, c'est que les Indiens peuvent être très-anciens comme peuple, peut-être autant que les Égyptiens ; mais

que, par des causes qui nous sont inconnues, ils sont restés jusqu'à ce jour stationnaires ,

immobiles.

Les Perses furent les maitres d'une grande partie de l'Asie, pénétrérent même jusqu'en

Europe, En ces temps de leur prospérité leurs artistes montrèrent quelque talent ; les figures

qui couvrent les ruines de leurs pli sans doute elles seront toujours inexp a peine à concevoir comment une nat

le

employé dans les productions de ses

l'on adorait soleil, les astres en

que ses prêtres eussent mêlé bien de

primitif; mais dans ces productions di

une certaine légèreté, une élégance « goût, tout en perdant, avec la plus ancêtres, leur puissance et leur célé

description de quelques ouvrages pe

dentes; c'est ce dont on se convaincr

planches qui font partie de la sér

icables et dans leur pose et dans leurs attributs (1). On

ire, mais

is antiques monuments n'ont rien de b:

ion qui avait une religion en apparence si simple, où ein air, et jamais dans des temples, ait cependant fi il fallait

ss fables, bien des superstitions aux dogmes du culte

arts, tant d'emblêmes, de figures mystiques :

1 er, On trouve

moins, eL nous nous plaisons à le répé ont les Persans qui leur ont succédé ont conservé le

grande partie du territoire qu'avaient occupé leurs

rité. C'est ce que l'on à pu déja remarquer dans la

us qui se trouvaient compris dans les planches précé-

autres

ien plus encore par la description de quelque:

estampes à laquelle nous sommes parvenus.

Disons pourtant que, de nos jours, un parviendra peut-être à dissiper l'obscurité qui c

cette section, à la planche VIT, une intéressante Notice de €

savant qui a fait de profondes recherches sur le culte de Müthra,

ouvre encore l'ancienne mythologie des Perses On trouvera dans

savant sur des Monuments persépolitains

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