PEIGNES VASE À PARFUMS
N° 1. — Un PEIGNE à deux fins, en ivoire.
Le bas-relief qui orne une des faces de ce peigne offre un buste de femme entre deux figures accroupies. Ces figures sont séparées par de courtes colonnes qui soutiennent de larges arches. Toute cette architecture rappelle le style du moyen âge.
Sur l'autre face du peigne, N° 2, on voit un lion et un griffon en regard.
Ce peigne nous parait être de travail romain, et ne devrait pas conséquemment occuper unê place sur cette planche, puisque nous n'offrirons que plus tard des objets d’antiquités romaines. Mais il peut servir de point de comparaison entre les styles des différentes nations dans la fabrication de leurs ustensiles les plus communs. C'est par le même motif que, dans la planche qui précède, nous
avons placé des vases en usage chez plusieurs peuples divers.
— Autre PEIGNE, également en ivoire.
Ce peigne-ci est bien de travail oriental.
Au milieu on voit une femme, dont la physionomie est indienne, qui allaite un enfant couché entre ses genoux. Elle est entourée d'ornements très - variés ,
qui forment plusieurs rangs.
N° 3. — Un PEIGNE, plus grand que les deux autres
Les ornements, découpés à jour, y forment divers encadrements réguliers.
Le goût de ces ornements semblerait indiquer que ce peigne est de travail chinois. Mais le relief que lon voit, N° 3 bis, et qui occupe le revers de lencadrement du milieu, nous inspire beaucoup de doutes sur la nation à laquelle il faut attribuer ce travail. En effet, dans cet encadrement est représentée une main armée d’une flèche qui perce un cœur. Nous ne croyons pas que cette allégorie de la puissance de la beauté soit admise par les Chinois, ni même par
aucun peuple de l'Asie ou de l'Afrique.
N° 4 — Un FLACON, en ivoire, de forme oblongue et s'ouvrant en deux endroits difjërents.
Il est couvert de bas-reliefs représentant des figures posées les unes sur les autres, et bizarrement enlacées entre elles. Les côtés sont ornés d’arabesques.
C'est évidemment un ouvrage oriental, et probablement indien.