SUR LES
Sur les quatre côtés du coffret sont placés vingt-deux groupes sculptés en os, et qui représentent alternativement une femme et un homme placés debout, l'un vis-à-vis de l'autre, et qui paraissent de la meilleure intelligence. Leurs costumes sont gaulois, et n'annoncent pas des personnages d'une haute condition.
Les quatre angles sont ornés de figures armées de boucliers et de massues.
Le couvercle, incrusté d'ornements en ivoire et en bois divers, est de plus enrichi de bas-reliefs représentant des génies qui soutiennent une espèce d'écus-
son, destiné sans doute à recevoir une ins
iption.
Il n'y a rien de grossier ni de barbare dans le travail de ce coffret, quoiqu'il paraisse être du douzième siecle; ce qui prouverait que, dans quelques contrées, on m'avait pas perdu toute espece de goût. Nous ne savons dans quel pays il a été exécuté : ce pourrait être en Allemagne; le costume de figures qu'on y voit
semblerait l'indiquer.
Ce coffret servit sans doute, ou devait servir de présent de noces. C'était l'usage, à Rome, que le futur époux envoyat à Lx femme qu'il avait choisie un coffret sur lequel étaient inscrits leurs deux noms. On en découvrit, en 1794, un de ce genre, en argent, mais bien plus grand que celui-ci, dans un caveau, qui contenait toute la toilette d’une dame romaine. Entre autres sculptures, on y voyait les portraits des époux à qui il avait appartenu, et on lisait au-dessus leurs noms : Projectus et Secunda. On à jugé, d'après les sculptures, que l'ouvrage était du quatrième siècle.
Il est à croire que l'usage d'envoyer des coffrets à sa future se sera conservé
long-temps dans les provinces de l'empire. C'est aujourd'hui une corbeille que
l'on envoie en pareille occasion.
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