FRAGMENTS DE COMPOSITIONS
Dans cette planche, le dessin à droite offre évidemment la piseine de Betsaïde, où Jésus guérit un paralytique. On y voit réunis les boiteux, les aveugles, les phthy siques , CLOS qui venaient y attendre le moment favorable pour Sy jeter set ce moment marrivait que lorsqu'un ange descendait du ciel pour en agiter l'eau:
1ngelus autem Domint descendebat secundim tempus in piscinam : et movebatur aqua. Et qui prior descendisset in piscinam post motionem aquæ, sanus fiebat a quäcumque detinebatur énfirmitate (x).
On voit bien dans notre dessin le paralytique couché sur les bords de la piscine; mais nullement Jésus, qui doit lui dire : Surge et ambula; ce qui indique assez que ce m'est là qu'un fragment de composition.
L'autre dessin est plus évidemment encore un fragment. On y voit une femme
qui parait avoir les mains liées, qui marche, la tête baissée, dans l'attitude de
1) Evang. sec. Joannem , cap. v, Ÿ 4
(s9 la douleur et de la confusion. Des vieillards semblent lui adresser de sévères reproches. N'est-ce point la femme adultère que lon conduit devant Jésus pour
qu'il la juge et la condamne ?
PLANCHE CEXXIII
UNE CÉRÉMONIE RFLIGTEUSH
À la forme du candélabre élevé sur un autel, au costume de la plupart des seize personnages qui figurent dans cette composition, on doit croire que la
cérémonie se fait dans un temple hébreu. Mais quelle est cette cérémonie? que
gnifie ce personnage du milieu du tableau, qui semble vouloir lire quelque inscription tracée sur le pavé du temple? C'est ce que nous ne saurions dire. Mais nous retrouvons ici le talent que lon remarque dans toutes les COMpo-
sitions du Parmesan pour les belles et sages ordonnances PLANCHE CLXXIN CAÏN TUANT ABEL, — APOLLON ET LE SATVRE MARSIAS. (DEUX DESSINS Le premier de ces dessins n'offre guère que de bonnes académies. On désirerait dans la figure de Caïn quelque chose qui rappelat l'âpre physionomie que
Jon suppose caractéristique des hommes des premiers temps. Le Parmesan, qui
avait Cons:
ré son crayon aux graces, n'aurait jamais dû traiter de tels sujets.
Nous le retrouvons dans le second des dessins de cette planche.
Apollon, debout, joue du violon avec enthousiasme et surtout avec grace, avec trop de grace peut-être , devant le satyre Marsias, assis, qui l'écoute Sans paraitre trop ému de ces sons divins. Le satyre serre d’un bras son chalumeau , auquel sans doute il donne la préférence sur l'instrument de son rival. C’est une
aimable composition.