TROISIÈME VOLUME
erreur en attribuant, dans la planche CCXXXV, à Zurbaran, ce tableau, qui fait partie de la collection
assurent quul est d'Alonso Cano, maître sur lequel on
ECOLE LOMBARDE
L'école lombarde, que l'on désigne
issi quelquefois par le nom d'école bolonaïse, parce que Bologne a été la patrie et le séjour habituel de ses plus grands artistes, parait avoir dû sa première existence à des maitres de l'école florentine. C'est ce que nient pourtant, par
esprit national, les Bolonais
1 fiorentint vogliono , dit Lanzi (1), avere insegnato & Bolognest,
e à Bolognesi non vogliono avere appreso da fiorentini. Mais ce qui semble décider la question,
c'est que les plus anciens tableaux que Von voit à Bologne sont l'ouvrage d'artistes florentins, et surtout de Giotto.
Peu importe, au surplus, de savoir de quel pays les plus anciens artistes bolonais ont reçu leur instruction. Ce n'est guère qu'à dater du temps où vivaient les Carrache que la Lombardie
eut s'enorgueillir d'avoir une école. C'est cette famille de peintres justement célèbres qui lui ( 0 ( J Ï
donna un style, un caractere. Corrége , il est vrai, y avait brillé avant eux; mais, malgré la juste admiration qu'il excita, il n'y fit point de révolution, et conséquemment ne mérite pas, comme les Carrache, le nom de fondateur. L'Académie de peinture que ceux-ci établirent à Bologne jeta le plus grand éclat dans toute l'Italie. De leurs ateliers sortirent aussi une foule d'artistes, dont quelques-uns même les ont surpassés en talents et en gloire.
Quelle école que celle qui compte parmi les maîtres qui l'ont illustrée, un Dominiquin ; un Guido Reni!
D'après les connaisseurs, voici les qualités qui la distinguent : la ce, un goût de dessin
agréable quoiqu'il ne soit pas d'une grande correction, un pinceau moelleux et une belle
fonte de couleur.
1) Storia pütorica, À V, p. 6
ECOLE LOMBARDE