NOTICE SUR FRANCESCO ALBANT
Aibane fut le condisciple, chez les Carrache, l'ami et aussi l'émule de Guido Reni. Mais tandis que celui-ci se faisait une manière qui lui était propre, l'autre resta fidèle à celle de ses premiers maitres.
On a appelé Albane l'Anacréon de la peinture. Et en effet, comme le poëte ,il n'a
ableaux de
guère traité que des sujets voluptueux, mais voluptueux avec décence. Dans sc
chevalet, vous ne verrez guère que des Vénus, des Amours dans de riants paysages. Il eut peu
de succès dans les vastes compositions, les grandes machines; il ne pouvait bien rendre les
caractères, les expressions énergiques. Des scènes d'une aimable galanterie, des pastorales dans le del
dans une mythologie rafinée : ses compositions sont spirituellement, mais froidement
are de celles de Fontenelle ou de Florian, c'étaient là ses sujets de prédilection. Nourri
itude de la poésie marinesque, en vogue de son temps, il puisait la plupart de ses sujets
allégoriques. C'est le peintre des Amours : soit ; mais des Amours doucereux et fades.
Sa femme, qui était très-belle, lui servait de modèle pour ses Vénus, et dans les douze beaux enfants qu'il eut d'elle, il trouvait les modèles de ses Amours. En général, son pinceau est flatteur et doux, sa couleur est agréable, mais a peu de
fraicheur, et souvent elle est jaunâtre et faible.
EXPLICATION DE LA PLANCHE
Ces deux figures, le Temps et la Verité, sont très-bien groupées. Elles se détachent bien sur le ciel, et semblent planer dans les airs. Guido Reni avait traité un sujet à peu près semblable. Le Poussin vint ensuite,
qui s'en empara, et le traita d’une manière bien supérieure.
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