‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 46 sur 94 · NOTICE SUR FRANCESCO ALBANT · texte numérisé non relu

NOTICE SUR FRANCESCO ALBANT

Aibane fut le condisciple, chez les Carrache, l'ami et aussi l'émule de Guido Reni. Mais tandis que celui-ci se faisait une manière qui lui était propre, l'autre resta fidèle à celle de ses premiers maitres.

On a appelé Albane l'Anacréon de la peinture. Et en effet, comme le poëte ,il n'a

ableaux de

guère traité que des sujets voluptueux, mais voluptueux avec décence. Dans sc

chevalet, vous ne verrez guère que des Vénus, des Amours dans de riants paysages. Il eut peu

de succès dans les vastes compositions, les grandes machines; il ne pouvait bien rendre les

caractères, les expressions énergiques. Des scènes d'une aimable galanterie, des pastorales dans le del

dans une mythologie rafinée : ses compositions sont spirituellement, mais froidement

are de celles de Fontenelle ou de Florian, c'étaient là ses sujets de prédilection. Nourri

itude de la poésie marinesque, en vogue de son temps, il puisait la plupart de ses sujets

allégoriques. C'est le peintre des Amours : soit ; mais des Amours doucereux et fades.

Sa femme, qui était très-belle, lui servait de modèle pour ses Vénus, et dans les douze beaux enfants qu'il eut d'elle, il trouvait les modèles de ses Amours. En général, son pinceau est flatteur et doux, sa couleur est agréable, mais a peu de

fraicheur, et souvent elle est jaunâtre et faible.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Ces deux figures, le Temps et la Verité, sont très-bien groupées. Elles se détachent bien sur le ciel, et semblent planer dans les airs. Guido Reni avait traité un sujet à peu près semblable. Le Poussin vint ensuite,

qui s'en empara, et le traita d’une manière bien supérieure.

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