‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 66 sur 94 · SCÈNES FAMILIÈRES · texte numérisé non relu

SCÈNES FAMILIÈRES

Dessins de SIMONE CANTARINT, où SIMONE DA PESARO,

NÉ EN 1610, mort EN 1648

NOTICE SUR CE PEINTRE

Simon Cantarini, auquel on donna le surnom de Pesaro, sa ville natale, n'est guère connu ailleurs que dans la Lombardie, où, pendant sa vie, qui fut très-courte, il ne cessa de travailler. Il était déja très-habile dessinateur et assez bon peintre, lorsqu'il vit à Pesaro un excellent tableau de Guido Reni. Le style de ce maitre le charma à tel point, que dès-lors il ne songea plus qu'à s'en faire un semblable, et même, sil lui était possible, à le perfectionner. Pour y réussir, il se rendit à Bologne, et alla s'asseoir, comme simple élève, dans les ateliers de Guido. Lorsqu'il fut bien certain d'avoir pris la manière du maitre, il le déprécia, ainsi que tous les grands artistes de son temps; et, par ses procédés hautains, il devint si odieux qu'il fut obligé de

Son «

tions, dit Lanzi, autant on haïssait sa personne. Il vint mourir de chagrin à Vérone, ron

‘enfuir de Bologne et d'aller se cacher à Rome.

ictère dépréciateur et mé

ant le suivit partout. Autant on estimait ses produc-

senza sospetto di veleno, ajoute Lanzi, esito non raro de’ maldicenti (x). Un autre historien des peintres, Baldinucer, et la foule des amateurs, le regardent comme

un autre Guido. Et en effet personne n'a plus approché de ce maitre: s'il n'a pas des idées si

nobles, il en a de plus gracieuses encore; s'il se montre moins habile dans quelques parties

de l'art, il est plus exact dessinateur.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Le plus petit des dessins de cette planche n'a pas besoin d'explication : C'est une mère qui allaite son enfant, ou plutôt cest une sainte Vierge ; car il est peu de peintres italiens qui n'aient plus d’une fois représenté Marie occupée du

à la maternité.

premier des devoirs imposés

(1) Storia pütorica, t. V, p. 121.

fus

Le sujet principal de l’autre dessin nous présente encore une mère qui introduit un de ses doigts dans la bouche de son enfant, pour voir sans doute Sil lui est

poussé quelques dents. Les autres personnages du dessin prennent-ils quelque

intérêt à la scène? c'est ce qu'on ne peut guère décider. Is paraissent seulement

s'entretenir entre eux. Ce sont là des idées que Cantarini jetait, comme au hasard,

sur le papier; et cela est d'autant plus vraisemblable que le dessin nest pas même terminé.

Mais on trouvera dans ces deux dessins les qualités qui distinguaient notre

peintre, la grace el la vérité dans les poses, l'exactitude dans le dessin.

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ÉCOLE LOMPBARDE.

PLANCHE CCXVL

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