‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 73 sur 94 · FE · texte numérisé non relu

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ÉCOLE LOMBARDE

PLA: CCXXIIT.

Dessins d'architecture par FERDINANDO GALLI DA BIBIEN 4,

NÉ EN 1657, mont ex 1743.

NOTICE SUR BIBIENA.

La famille des Galli, bien plus connue sous le nom de Bébiena, a fourni des architectes et des décorateurs distingués à presque toutes les cours de l'Europe, durant la dernière moitié du dix-septième siècle et presque tout le dix-huitième

Maria Bibiena, peintre qui avait étudié sous FAlbane, et qui mourut en 1665, fut le chef de cette famille célèbre. François et Ferdinand, ses fils, s'adonnèrent spécialement à l'architecture, et surtout à l'architecture théâtrale;

mais ce fut Ferdinand qui établit, fonda la grande réputation de sa famille. Il eut beaucoup d'enfants, qui l'ont soutenue avec éclat jusqu'à nos jours.

Ferdinand avait d'abord été élève du peintre Cignani, qui, voyant son goût pour l'archi-

tecture, lui conscilla de prendre un autre maitre. Né pour cet art, il y eut bientôt de si grands

suc qu'il fut appelé à Milan, et ensuite à Vienne par l'empereur Charles VI, plutôt en

qualité d'architecte que de peintre. Il y dirigea les fêtes, peignit les décorations des théâtres,

des palais, ete. Après avoir passé en Allem:

ne une grande partie de sa vie, il revint à

Bologne, où il ne s'occupa plus guère qu'à écrire un ouvrage sur l'art dans lequel il s'était

distingué. Cet ouvrage a été publié en deux volumes, dont l'un traite de l'architecture civile,

l'autre de la théorie de la perspective

EXPLICATION DES PLANCHES

Cest de ce Ferdinand Bibiena que sont les dessins qui couvrent les deux planches ci-jointes.

Le plus grand des dessins de la planche CCXXIT offre un palais somptueux, mais d’une architecture plus bizarre que belle. Les espèces de dômes qui couvrent les pavillons de ce palais rappellent un peu le goût oriental; les autres parties de l'édifice sont dans le style des palais de Venise

L'autre petit dessin ou croquis, sur la même planche, représente encore un palais d’une architecture très-riche, mais bien plus sage et plus régulière que

l'autre.

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Dans les deux dessins, la perspective est parfaitement observée

C’est, on n'en peut guère douter, le dessin de quelque décoration à peindre sur une toile de fond d'un théâtre que nous présente la planche CCXXIHIT. II serait difficile d'expliquer convenablement la vraie situation et l'utilité de tous ces escaliers somptueux, de ces ares si chargés d'ornements, etc. , ete. Mais dans l'architecture des décors, il est de principe d'étonner les yeux sans chercher à saüsfaire l'esprit. Là on croit pouvon déraisonner, sans conséquence, en toute liberté

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