‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 3)Chapitre 82 sur 94 · UNE FAMILLE VILLAGEOISE · texte numérisé non relu

UNE FAMILLE VILLAGEOISE

4 CAMBIASO,

Né EN 1527, mort EN 1585

NOTICE SUR CE PEINTRE

Luc Cambiaso , que les Francais appellent, on ne sait pourquoi, le Cangiage , eut pour père un peintre qui le fit excessivement travailler dès l'enfance. Aussi le vit-on exécuter, à peine adulte, d'immenses fresques dans les palais de Gênes. Il avait tant de facilité, de fougue, que souvent il peignait des deux mains.

Et cependant son dessin était corr

ct, sa couleur assez agréable, et il réussissait surtout dans les raccourcis.

Outre les grands tableaux qu'il a exécutés, il a fait, ou du moins on lui attribue un nombre incro

able de dessins que conservent avec soin les amateurs. Mais, pour lui, il faisait si peu de cas de ses dessins qu'il laissait sa femme s’en servir pour allumer le feu. Il chanç la seconde, plus étudiée, plus régulière; la dernière, expéditive et maniérée. Caml

mourut à l'Escurial, à l'âge de cinquante-huit ans

a trois fois de manière. Sa première manière était gigantesque, hors de la nature;

so travailla beaucoup en Espagne, où il avait

appelé par Philippe IT; et il

de cha

in , dit-on, de ne pouvoir épouser

Le)

sa belle-sœur, qu'il aimait éperdument

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Nous n'avons à offrir de Cambiaso qu'un dessin bien simple et très-ordinaire, mais qui n'est pas sans intérêt et sans mérite.

Un grossier villageois, assis auprès d'un tertre sur lequel s'élèvent de gros arbres, s'amuse à considérer un enfant nouveau-né que sa femme baise avec

tendresse. Un autre gros enfant, dont on voit la tête entre le père et la mére,

rde aussi avec attention et plaisir le bambin que l’on caresse.

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