LUS TIN ES EN TRRRR CUITE, LES AUTRES DE DIVERS MÉTAUX
Nous n'avons que peu d'observations à faire sur les douze star nettes dont cette planche offre les dessins. Presque aucune ne demande de longues explications.
N° i. — STATUETTE en terre cuite.
Une jeune femme debout tient un de ses bras caché sous son péplum, et appuyé sur la hanche; elle laisse tomber sur le côté son autre bras, qui est nu. Sa stole tombe jusque sur ses pieds.
C'était peut-être un portrait. Il y a beaucoup de simplicité et même de grâce dans la pose de cette figure.
N° 2. — STATUETTE en terre cuite.
Priape debout, enveloppé d'une grande draperie qui couvre sa tête et ses deux bras, découvre la partie seulement de son corps qui le caractérisait. Sa tête est remarquable par la gaieté spirituelle qui anime ses traits.
N° 3. — STATUETTE en bronze.
Il était convenable de faire suivre le dieu des jardins par l'animal qui lui est consacré. L'ane que l'on voit ici braire est chargé de deux paniers , qui , dans l'original, s'enlèvent à volonté de dessus son dos, et qui cependant ont toujours appartenu à cette figure. Ses jambes de devant sont en partie détruites.
N° 4. — STATUETTE en bronze.
Voici encore un Priape : il paraît ici plus évidemment que dans la figure , N° 3 , un emblème de la fécondité de la nature. En effet, dans sa robe, qu'il tient relevée des deux côtés, sont des fruits de diverses espèces, et surtout des fruits qui contiennent une abondance de grains, tels que les grenades, les pommes de pins, etc.
N° 5. — STATUETTE en bronze.
Les bras de cette figurine , qui est d'un très-bon style , ont été détruits : peutêtre portaient-ils quelques attributs qui eussent servi à faire reconnaître en elle une divinité. Est-ce une Vesta? en cette qualité elle eût porté ou un flambeau
ou un vase , comme déesse du feu et de la terre. Est-ce une Junon ? comme épouse de Jupiter, et comme présidant aux mariages, aux accouchements, etc., elle pouvait avoir en main un sceptre ou une grenade. Au reste , ces deux déesses étaient souvent représentées l'une et l'autre assises et la tête couverte de ce manteau ou long voile que nous voyons dans notre figure, et qui tombait jusqu'à leurs pieds. Mais, comme les femmes mariées, à Rome, avaient aussi la tête couverte de leur manteau, nous n'avons peut-être dans cette statuette que le portrait de quelque matrone romaine.
N° 6. — S TA. TUE TTE en bronze, qui avait été anciennement dorée.
Elle représente une jeune fille vêtue de la stola, et, pardessus, du peplum, la tête appuyée sur une main, et tenant de l'autre un petit coffret carré : c'est ou une acerra (cassolette où l'on mettait de l'encens, des parfums), ou une boîte à bijoux.
N° 7. — STATUETTE en bronze.
Cest un Mercure debout et nu. Il n'a ni ses talonnières, ni son caducée, ni . d'ailes à la tête; mais il tient en main une bourse.
N° 8. — STATUETTE en bronze.
Un personnage, dont la tête est celle d'un ours, enveloppé de la toge, tient d'une main un rouleau ; l'autre main , posée sur sa poitrine , sort de dessous sa robe.
C'est probablement la caricature de quelque orateur. Le genre des caricatures n'était point inconnu aux anciens; il nous en est venu d'eux de fort plaisantes. Ils les nommaient grylli , mot dont l'étymologie est incertaine, mais que les Italiens ont conservé dans leur langue.
N° 9. — STATUETTE en bronze.
Un Pygmée sautant sur une jambe. Les bras de cette figure sont mutilés.
Ce Pygmée n'est pas du genre de ceux qui, bien que petits, n'étaient pas contrefaits : c'est un de ces petits monstres à grosse tête , que Suétone appelle distorti, et que les Romains dégénérés se plaisaient à prendre à leur service, à qui ils faisaient apprendre à danser et jouer des castagnettes. Peut-être que celui-ci avait dans les mains des crotales, comme on en voit à des statues de Pygmée trouvées dans Herculanum (i).
(i) Voyez Bronzes d'Herculanum (dans le grand ouvrage), tome II, planches XCI et XCII.
N° 10. — STATUETTE en bronze.
Un Mime, portant le masque et le costume d'esclave, parait méditer quelque fourberie.
N° il. — STA TUETTE en plomb , trouvée dans la presqu'île de Perruche, à l'extrémité de la ville de Lyon.
Un jeune homme nu, et appuyé sur un bâton. Son cou est entouré d'un collier assez semblable à celui qu'on voit à la figure du gladiateur mourant : les généraux distribuaient des colliers {torques) aux guerriers qui s'étaient distingués dans une action; mais on mettait aussi des colliers aux esclaves qui s'étaient échappés et avaient été repris. Devons-nous voir dans notre statuette un guerrier valeureux, ou un esclave fugitif?
N° 12. — STATUETTE en. bronze.
C'est encore, comme au N° 10, un Mime qui joue quelque scène de comédie. Il tient le bas de son visage caché dans son vêtement.