‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 100 sur 108 · LA POUPE D'UNE GALÈRE REMPLIE DE GUERRIERS. — ASSAUT D'UNE VILLE · texte numérisé non relu

LA POUPE D'UNE GALÈRE REMPLIE DE GUERRIERS. — ASSAUT D'UNE VILLE

Deux croqus par JACOPO PALMA IL GIOVINE (PALME LE JEUNE),

NÉ EN 1544, Mont vers 1628

NOTICE SUR CE PEINTRE

C'est avec Palma le Jeune que commence la dégénération de l'école vénitienne; mais il y aurait de l'injustice à l'en rendre responsable, L'école déchut par cette loi fatale de la des-

:s d'ici-bas, bonnes où mauvaises, restent long-temps

tinée qui ne permet pas que les chos dans une même situation. C'est par cette réflexion que Lanzi débute dans l'histoire de la

troisième époque de l'école vénitienne (1). Cette école avait brillé au seizième siècle, au

temps des Giorgione, des Titien, des Tintoret, des Paul Véronèse; il fallait qu'au dix-septième

siècle, les maniéristes parussent et vinssent changer en clinquant, en vil plomb, l'or pur de

l'époque à laquelle ils succédaient

Trois peintres du nom de Palma vivaient en même temps à Venise: Antonio, très-médiocre

artiste, donna le jour et les premières leçons à /acopo Palma, que l'on appela le Jeune, pour le distinguer d'un autre /acopo, son oncle, et qui eut le surnom du Feux Palma. Ces deux derniers furent les seuls qui acquirent et méritérent une véritable considération. On conserve

au Musée royal de Paris plusieurs bons tableaux de Palma le Vieux, et, entre autres, un

prétendu portrait de Bayard à l'instant où il vient d'armer chevalier le roi Francois [*. Quant

à Palma le Jeune, plus célèbre encore, il débuta fort bien dans son art; il « herchait alors à

s dans la suite, accablé d'ouvrage, il prit une manière

imiter la maniere du Titien; mi

négligée et expéditive. Ses tableaux ne furent plus que des ébauches; et pourtant dans ses productions, que l'on peut appeler croguées , on remarque toujours l'esprit dont il animait

ses figures.

EXPLICATION DE LA PLANCHE

Les croquis que lon voit sur notre planche sont de Palma {e Jeune. On y reconnaitra sa manière vive et animée.

(1) Storia pitorica, & ML, p. 192

Les sujets qui y sont représentés sont assez insignifiants. Que dire du croquis où l’on voit une partie de galère, et sur le pont, à ce qu'il semble, des guerriers? Sur le devant, dans un vaisseau d’une bien moindre proportion, d’autres guerriers (peut-être des Tures ou des forbans) se préparent à l'attaque de la

grosse galer €

Dans l'autre croquis on distingue fort bien des guerriers qui montent à l'assaut,

et qui sont observés et encouragés par d'autres combattants postés sur une

barque. Il ÿ à beaucoup de mouvement, de vie dans toutes ces figures.

Er, —< :

a —— ner EE amd tt a : CE ns per nn — ———— ER Dee —— — . 2 tte — ET du

ÉCOLE VÉNITIENNE

Page 1