SCÈNES FAMILIÈRES. (DESSINS
plus grand de ces dessins représente une femme du peuple qui semble vouloir apprendre à lire à un gros enfant, qu'elle retient d'un bras plié autour de lui. L'enfant, qui ne prend aucun intérêt à la lecon, tourne la tête du côté opposé au livre.
Dans l'autre dessin, une femme assise dort sur l'appui d’une fenêtre ouverte, la tête soutenue par une de ses mains. Au-dessus de sa tête, un génie ailé traverse les airs et jette des fleurs sur la dormeuse.
L'attütude de cette femme, très-naturelle, et qui m'est pas sans graces, rappelle la manière de Raphaël.
Ce sont sans doute des portraits que nous offrent ces deux dessins; et l'artiste avait été témoin des scènes familières quil a rendues avec tant de vérité.
Il ne faut pas croire que le grand Raphaël x ie travaillait que sur de nobles
sujets. Îl réussissait ég
lement dans la peinture des scènes familières, et même dans les portraits. Nous CN avons la preuve dans que Iques tableaux de lui que possède € Musé + 24 royal de Franc CS le portrait, par exemple, de Raphaël luiméme et de son maitre d'armes, ou, comme d’autres le croient, de Pontorme,
artiste célebre de son temps: par exemple encore, le portrait de ce jeune homme
1) Marraæt Evangel., cap. xxvnr, » 61
} dont la tête est appuyée sur une main, et à peu près dans l'attitude de la femme endormie de lun de nos dessins.
Toute cette planche à été gravée à leau-forte, par M. Denon.