LE CORPS DE JÉSUS DESCENDU DE LA CROIX. ( DESSIN
La tête et une partie du corps de l'Homme-Dieu, que lon vient de détacher de Pinstrument de son supplice, reposent sur les genoux de Marie, qui sévanouit de douleur. Qui n'admirerait la noble figure du Christ, lequel, bien que mort, conserve encore quelque chose de la divinité! Tout autre artiste que Raphaël n'aurait dessiné ici qu'un mort ordinaire, roide, difforme, dont les traits, altérés par les tourments qui ont causé son trépas, n'eussent offert qu'un spectacle hideux, repoussant. Le peintre d'Urbin, en donnant une telle physionomie à un Dieu qui ne s’est que momentanément humilié en prenant la figure d'un homme, aurait cru commettre un sacrilége. Et comme elle est vraie et touchante l'expression de sa malheureuse mère qui se laisse aller dans les bras des pieuses femmes qui l'entourent et semblent chercher à adoucir son incon-
solable douleur!
CU 4 Les personnages présents, posés dans des attitudes variées et toujours simples et naturelles, prennent tous part à cette scène d'un grand drame. Ce sont presque uniquement des femmes. Raphaël aimait à les peindre; mais, au reste, il s'est conformé en ceci au texte des Évangiles , qui nous donnent les noms même des
femmes qui vinrent plet er sur le corps de Jésus : Erat autem ibi Maria Wag-
dalene et altera Warte, etc
Le seul homme que lon voie dans le tableau est sans doute Joseph d'Arimathie, qui avait obtenu de Pilate la permission de déposer le corps de Jésus dans un tombeau. Cest ainsi que Raphaël, dans ses compositions pittoresques, se
tenait toujours aussi près qu'il était possible de la vérité historique.
Pour remplir l'espace vide dans le haut de la planche, on à placé un dessin du Parmesan.
Nous ne parlerons point ici de cet artiste, qui n'appartient pas à l'école romaine.
Voici le sujet de son dessin :
Moïse. dans son berceau, est enlevé des bras de sa mere par ur vieillard robuste, qui va l'exposer sur les Caux du Nil.
C'est une étude de tableau , ou de quelque partie seulement d'un tableau.