‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernes (volume 5)Chapitre 49 sur 108 · NOTICE SUR LE CARAVAGE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LE CARAVAGE

Voici encore un artiste qui, de même que Jean de Udine, Périn del Vaga et beaucoup d'autres, n'appartient à l'école romaine que parce qu’il fut, comme eux, élève et collaborateur de Raphaël. Il était né à Caravagio, dans le Milanais, et c'est de là qu'il prit le surnom de Caravagio ; aussi plusieurs biographes, et d'Argenville, entre autres, le placent:ls dans l'école lombarde

D'abord simple manœuvre, il servit les artistes qui étaient employés dans le Vatican.

Témoin attentif de leurs travaux, il s'exerça à les imiter, et devint aussi habile peintre qu'aucun d'eux : on pourrait dire méme qu'il les eût surpassés, s'il n'eût été assassiné, à Messine, à l'âge de quarante-huit ans, par son propre domestique.

Personne mieux que lui n'a imité l'antique. Dans les frises dont il ornait, au Vatican, les grandes compositions de Raphaël, on trouve le gout, le style des anciens; les vases, les

trophées dont il faisait les modeles, on les croirait sortis de leurs mains ; les tableaux, en petit

nombre, qu'il a le rappellent encore leur maniere : on les dirait imités de quelques beaux bas-reliefs échappés à l'injure des temps.

Ajoutons qu'un des plus beaux tableaux des églises de Rome est son ouvrage. C'est un tableau du Christ porté au tombeau, que l'on voyait dans l'église des Philippins, dite la Chiesa Nuova, que les Français enlevérent au temps de leurs conquêtes et transportèrent à Paris, et

qui aujourd'hui est probablement remis à sa première place.

EXPLICATION DES PLANCHES

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