PEINTRE
Bonifc
tandis qu'ils ne sont guère connus ailleurs que des amateurs en peinture. Ia couvert les murs
jo est encore un de ces peintres dont la réputation est très-erande dans leur pays Pays;
d'un grand nombre d'édifices publics de Venise, de ses vastes compositions, de ces comprosi-
tions que les Italiens appellent grandes machines; mais de tels tableaux restent ordinairement dans les lieux où ils ont été exécutés. Aussi croyons-nous que le Musée de Paris ne possède de
Bonifazio qu'une seule production, 4 Résurrection de Lazare.
Suivant plusieurs historiens, les plus g
ands peintres qui existaient dans la premiére moitié du seizième siècle, étaient Titien, Palma et Bonifazio.
Ce dernier réussissait tellement, lorsqu'il le voulait, à imiter le faire du Fitien, qu'on trouve quelquefois dans le commerce des tableaux dont les connaisseurs ne savent dire autre chose sinon qu'ils sont de Titien ou de Boniface. Mais il ne faut pas croire que son talent se bornät à imiter ainsi un grand maitre. Dans ses productions € apitales, il avait une manière, un style à lui. On cite, comme son chef-d'œuvre, un grand tableau qui orne le palais ducal à Venise, et dont le sujet est Jésus chassant les vendeurs du temple. On ; admire surtout la noble et imposante figure de Jésus, et la variété des expressions des innombrables p« rsonnages qui
remplissent la scene
EXPLICATION DE LA PLANCHI
C'est la naïve composition des prentiers peintres de l'école de Florence que on croit retrouver dans ce tableau de la fisitation du Véronais Bonifazio. Dans l'original, les figures, d'une belle couleur, se détachent sur un fond de
paysage largement touché, et qui offre de beaux effets de lumiere.
Ce sujet, qui a été si souvent choisi par les peintres italiens, ne peut guère
: Ja manivre la plus simple IL Vierge
être traité que comme on le voit ici, d
(68) voyageuse est indiquée par l'esclave qui la suit, portant son petit bagage. Elle embrasse avec affection sa parente, plus vieille, mais dont l'expression des traits
devrait peut-être plus clairement annoncer ce qui se passe en elle, puisqu'elle
sent bondir l'enfant qu'elle porte dans son sein.
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