‹ Monuments des arts du dessin chez les peuples tant anciens que modernesChapitre 81 sur 85 · NOTICE SUR GREUZE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR GREUZE

Un

hasard un enfant d'environ huit ans, que son père grondait, parce qu'il ne cessait de dessiner

ez bon peintre de Lyon, traversant un jour la petite ville de Tournus, rencontra par

avec du charbon ou de la craie tout ce qui frappait ses yeux.

itonné des dispositions que montrait le petit dessinateur, le voyageur le demanda à son père, qui consentit sans peine à le lui livrer. 11 conduisit d'abord à Lyon, et bientôt ensuite à Paris, l'élève que le hasard lui avait donné, et il n'eut point à s'en repentir.

Cet élève ne tarda guère à devenir célèbre : c'était Greuze qui, par des compositions vraiment originales, a, pendant cinquante ans au moins, attiré sur lui l'attention publique ; dont les productions, multipliées par la gravure, ont mérité dans tous les pays l'approbation des ames sensibles et des amis des mœurs.

Sa ré

putation commença par son charmant tableau du Père de famille expliquant la Bible à ses enfants ; bientôt après on le vit produire une foule de petits tableaux du même genre:

le Paralytique au sein de sa famille, la Malédiction paternelle, la Dame de Charité, ete., ete.

C'est le peintre par excellence des scènes de famille.

On peut lui reprocher pourtant un peu d'affectation, et quelque chose de théâtral dans la disposition de ses personnages : il a représenté plutôt des paysans de drames que de véritables

habitants de vills

e. Enfin, d'après un faux système qu'il s'était fait, il négligeait Les

draperies afin de faire briller les chairs, et dans ces chairs, bien que sa couleur soit belle et harmonieuse, il y a presque toujours trop de tons violets; mais, malgré ces défauts, il intéresse, parce qu'il y à dans ses productions de la chaleur d'ame, une véritable sensibilité, de l'expression.

La fin de la carrière de Greuze fut assez triste, Il avait perdu, pendant la révolution, toute il lui fallut travaille

son aisanc

isqu'à son dernier jour. Mais, si nous sommes bien

informés, le gouvernement a fait une pension aux deux filles qu'il a laissées, et qui cultivent

aussi l'art qui à illustré leur père.

EXPLICATION DES PLANCHES

PLANCHE CCCVII

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