‹ Monuments primitifs des îles BaléaresChapitre 12 sur 42 · LES MURAILLES · texte numérisé non relu

LES MURAILLES

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largeur. L'une d'elles est aux environs immédiats de l'une des portes (fig. 2, G.). Mais il est visible, sur la photographie elle-même, qu'elles n'ont rien de com-

FiG. 1. — Enceinte de la Vela-de-Son-Heroued, près Felanitx, Mayorque. Éch. OjOd/p.X. mètre.

La partie extérieure de TB est photog. sur la pi. XXXVIII.

Fio. 2. — Enceinte de Son-Carlà, Minorque. Échelle 0,0025 p.^mètre.

La partie extérieure gg' est photog. sur la pi. XI.

Fig. 3. — Enceinte de Santa-Rosa, Minorque. Échelle 0,0025 i).r mètre.

Fig. 4. — Porte d'entrée de l'enceinte de Santa-Rosa. La partie EF est photographiée sur la pi. I.

inun avec l'appareil cyclopéen et primitif de la muraille : leurs blocs sont menus. Leur date est probablement plus récente, sans qu'on puisse, bien entendu, la

fixer.

Mais cela suffit pour nous indiquer que les villes n'ont pas eu une existence

éphémère, et que les causes qui avaient exigé leur fortification primitive existèrent encore longtemps après.

Les portes qui les traversent sont très bien indiquées sur mes photographies I, II, et l'une, k Santa-Rosa (pi. I), est encore praticable : haute de deux mètres et large de près de un, elle est accompagnée, en dedans du mur, de certaines constructions qui semblent véritablement avoir joué le rôle de corps-de-garde, (voir (ig. ACB du plan, fig. 3 et 4). A Son-Carlà, deux portes sont visibles; mais là aussi Tenceinte étant coupée sur plusieurs points, nous ne pouvons pas savoir s'il y en avait d'autres et combien. Dans l'enceinte de Torre Llafuda une porte est très bien conservée : c'est celle qu'on voit à gauche sur ma photographie; elle est remarquable par la dalle énorme qui forme son linteau. Elle est obstruée ; mais à quelques mètres de distance, à droite, on franchit actuellement le mur par une poterne étroite, également visible sur la photographie (pi. VI, a) et dont l'antiquité ne m'a point paru démontrée.

LES CONSTRUCTIONS A L INTÉRIEUR, CAVES MÉGALITHIQUES, ÉDIFICE PRINCIPAL

Franchissons l'enceinte. Entrons en ville. Les ruines sont étalées de tous côtés.

Aucune voie principale ne se montre. Il semble que l'on communiquait d'une habitation à l'autre par des passages intérieurs. Les gens ont construit comme si l'espace était rare, comme si aucun chariot, aucune bête de somme ou de trait ne devait pénétrer avec eux. Toutes les autres villes m'ont fait à peu près la même impression. C'est seulement à Son-Carlà qu'il parait possible de discerner une sorte de place longue ou d'avenue au centre même de l'agglomération.

Les édifices sont variés, la plupart carrés, ou plutôt rectangulaires, aux angles quelquefois arrondis. Ils se distinguent encore nettement. Des pans de murs émergent, de plusieurs pieds quelquefois, au-dessus des éboulis formés par la chute de la partie supérieure et de la toiture mégalithique des constructions. Ces cases ne paraissent jamais avoir eu de second étage; leurs dimensions varient de 3 à 8 mètres. Des séries entières sont juxtaposées, et constituent comme un gigantesque damier. Çà et là les portes de communication sont intactes, et supportent sur leurs montants peu écartés (0°,80 en général) un volumineux linteau, sous lequel

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