LKS CONSTRUCTIONS, EDIFICE PRINCIPAL
Kchelle O.OOS
de Torrauba-de-Salorl. {PI. XVI e rlmMr«..oil^.
la masse de son chapeau (à Torre-Llafuda). Dans un autre monument, àTorraubade-Salort, en taillant la dalle dressée, on lui a laissé une plus grande épaisseur au milieu et de haut en bas.
Ailleurs, à TalaU-de- Dalt et à Torre-Trencada, le bloc horizontal est arc- bouté par une colonne additionnelle mise au point qui devait porter le plus grand poids. Le chapiteau , malgré son ampleur , étant très stable sans leur secours, ces contreforts n'auraient aucune raison d'être s'il n'y avait pas eu de toiture à la construction.
A Torre-Llafuda, par exception unique mais démonstrative, ce T est rejeté sur le côté : c'est un des piliers flanqués dans le mur circulaire. Un support de la
façade atteint presque le même volume, et soutient un bloc presque aussi gros (fig. 12).
La solidité de cette colonne n'était pourtant pas à l'abri des accidents.
La chute partielle de la voûte a pu rompre l'équilibre, faire peser sur un angle du chapiteau un poids non balancé, et entraîner la chute du bloc.
Les bergers désœuvrés et les ouvriers maçons comptent certainement aussi parmi les auteurs de ces dégradations. A Uinimaimût, le pilier lui- A.Biiirt»;B.c.|)iiier»d«s tnurs;p, piu«rcBnirai:o, mêmc porle des Iraces de l'exploitation par un carrier (pi. XXII) ; à Benicodréll, à Torre-d'en-Galmés, à Son-Carlâ, le chapiteau git au pied de son support parmi les longues dalles de la voûte écroulée fpl. XIX, c; pi. XXI, a).
Lorsque la distance entre le pilier central et ceux du pourtour était trop con-
J ^. (PI. XVIIl et XIX.)
Ph.
sidérable pour la grandeur des dalles dont on disposait, on avait recours à des supports intermédiaires, qui sont encore visibles, soit debout, soit renversés. En outre de ces monolithes, qui se reconnaissent au milieu des éboulis, grâce à leurs dimensions excessives et à la taille soignée de leurs faces, il pouvait y avoir des piliers en plusieurs pièces, dont les pierres superposées ont sans doute cédé sous
le poids de la voûte, entraînant ainsi la ruine de la construction.
Ces colonnes ainsi coiffées ont naturellement attiré lattention du peuple. Les passants profitent de la mollesse de la pierre pour y graver leurs noms, surtout à Benicodréll et à Trapuco. Mais, dans Tesprit, strictement catholique aujourd'hui, des habitants, aucune tradition n'a duré, aucune légende n'a surgi. L'indifférence pour ces vieux débris d'un passé si curieux est complète dans toutes les classes de la population, et en dépit des louables efforts d'un très petit groupe d'artistes, d'archéologues et d'ingénieurs.
Qu'était ce monument singulier que j'ai retrouvé dix fois à Minorque, aux localités dites Son-Carla(phot.XX et XXI), Torre-Trencada (fi};. 0 ol phol.XXlVetXXV), Torre-Llafuda (fig. 12 et phot. XXVll), Bcnicodréll-dc-naix, Torrauba-de-Salorl (fig. ii et phot. XVI et XVll), Torrc-d'en-Galmés (fig. 15 el phol. XVIIl et XIX), Trapucôfphot. Xll), Talati-de-l)alt ((ig. 10 etpliot. Xlll el XIV), Binimaimul (fig. 13 et phot. XXVI), Sa Torreta? Etait-ce un temple? un palais, d'une splendeur relative et modeste bien entendu? Je l'ignore, et je me contente d'insister sur la fixité du plan. J'ai rencontré à Torre-d'en-Galmos un édifice au moins aussi considérable mais
Fio. 16. — Les monuments cirrulaires de Torre-dVn-Galmé». (PI. X et XI.)
.^. entrée: B, seconde entrée; PPP, piliers dn soutenoment ; 6', muraille tr^^ bien «tablio entre doux piliers monolithes; C-D, plafond d'une cova inférieure; E, entrée d'une cova adjacente; O, F, pierre du plafond encore en place; HHII, piliers formés par des dalles debout. Échelle O.OOA p. 1 mètre.