I, C. III
12. On en verra la preuve pour l’Allemagne surtout: mais voici comment s’en exprime Henri d’Auxerre, s’adressant à Charles le Chauve ( Præfat . vitæ S. Germani, ap. Conriug, suppl. 31) : « Quid Hiberniam memorem, contempto « pelagi discrimine pene totam cum grege philosophorum ad « nos migrantem? »
13. Moore, c. xm. — Aventinus, Annal., lib. iv, etc. ; ap. Conring, suppl. 40, n° 6, 7. — Ware, lib. 1, cap. v.
BIBLIOTHÈQUES DU MOYEN AGE
pereur Charles le Chauve fît de ce docte étranger îe compagnon de ses heures les plus retirées, le considérant comme l’ornement de sa cour1.
En Allemagne, saint Fridolin le Voyageur (vic siècle), qui parcourut la Lorraine, l’Alsace, la Suisse*, etc.; saint Kilian, dans la Franconie ; Virgile (Feargal ou Feargil)3, en Carinthie surtout, où il prêcha la foi; voilà des traces ineffaçables du zèle et de la science des Irlandais. Le célèbre monastère de Saint-Gall maintint constamment des vestiges de son origine hibernoise, dans son goût pour la musique et pour tout ce qui tient à cet art4. On trouve encore un évêque irlandais entretenant l’amour des lettres et des sciences à la cour de l’empereur Othon Ier 5, et d'autres faits se pourraient rassembler si ce n’était assez de ceux-ci.
En Italie , la fondation de Bobbio par saint Columban est à elle seule un fait de la plus grande conséquence; d’autant que cette abbaye se maintint longtemps dans une réputation de science incontestable. L’école de Pavie et l’intendance des écoles lombardes, confiées à Albinus et à Dungal par les empereurs carlovingiens6, est un autre fait indubitable que Tiraboschi n’entreprend point de nier, malgré la susceptibilité de son patriotisme. Donatus,
Irlandais encore, paraît avoir enseigné dans saint Catald occupa le siège de Tarente8.