‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 128 sur 335 · L. Delisle, le Cabinet des mss., t. I, p · texte numérisé non relu

L. Delisle, le Cabinet des mss., t. I, p

13. Aug. de Bastard, Bulletin du comité de la langue... et des arts de la France, t. IV (1860), p. 721. Mais il faudrait savoir si Godescalc y intervenait autrement que pour donner la dernière main aux ornements les plus riches du ms., aux peintures surtout. Cf. Waagcn, England und Paris, t. III, p. 233, svv.

CALLIGRAPHIE AU MOYEN AGE

ce beau livre ne consiste point du tout dans le plat rôle qu’on lui a fait jouer au baptême du roi de Rome en 1811 (apparemment pour rappeler Charlemagne notre auguste prédécesseur , style impérial post-républicain que Louis XIV ne s’était pas accordé dans sa plus grande infatuation); mais en ce qu’il semblerait être l’unique véritable pièce authentique où se puisse bien constater une calligraphie carlovingaenne antérieure au ixc siècle, si l'on établissait tout de bon qu’il ne fut pas postérieur à 850 *. Martin, moine de Saint-Amand, nous a laissé de ses œuvres calligraphiques qui subsistent encore 1 2.

dth, Ethelwald, Bilfrith et Aldred semblent avoir travaillé h Lindisfarne ou à Durham 3, puisque leur œuvre commune est vouée à saint Cuthbert. Harduin de saint Vandrille a sa mention honorable dans la chronique de Fontenelle, comme un bon membre de la corporation dont on g*arde les états de service pour édifier et stimuler cëux qui lui succéderont dans le même emploi 4. Vers le même temps un Waklus monachus fîg'ure dans un ms. du pays de Saluces 5; et je ne saurais dire s’il faut l’identifier avec l’un de ses homonymes de Reichenau, de Saint-Gall, etc.6. En tout cas ce dernier est qualifié de scriptor egregius, et passa quelque temps en Italie7. Ebrard, copiste d’un homéliaire, semble avoir travaillé pour Charlemagne 8 *.

1X° siècle. Bertcaudus (peut-être Berchtold), qualifié de scriptor regius 9 ; et Faustin, employé par Louis le Débonnaire10 11. Luthard (. Liulhardus ), peintre et calligraphe ". Béreng*ar, associé du précédent pour l’exécution de l’évang’éliaire de saint Emmeran H. Ing*bert (lngobertus ), dont nous parlerons encore à propos de la Bible de saint Paul. Regmnbert, à Reicbenau, bibliothécaire sous les abhés Wald, Heit, Erlbald et Rudhelm (ou Rathhelm). Il avait donné à son scriptorium une telle impulsion, que l’énumération des livres copiés de son temps est à peine croyable13. Les manuscrits exécutés sous les ordres de cet administrateur zélé portent souvent une recommandation comme celle-ci :

« Magno in honore Dei, Domini genetricis et aima1, Sanctorum quoque multorum quibns Auva fovetur, Condidit lioc corpus permissu adjuta priorum Cura Regimberti scriptoris; in usibus optans IIoc fratrum durare diu, salvumque manere. Adjurât cunctos, Domini per amabile nomen,

Hoc ut nullus opus cuiquam concesserit extra;

Ni prius ille fidem dederit, vel denique pignus 14

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