Biblioth. de Douai, n
5. Des mss. de leur main sont encore à la bibliothèque de Douai. Le numéro 93 est souscrit par Sego, en ces termes :
« Scripsi solus ego, qui dicor nomine Sego Munc librum totum; [vos] debetis mihi potum. »
Peut-être le coutumier local avait-il statué quelque gratification en victuailles, par manière de pourboire, à qui avait exécuté un œuvre hors ligue; ce serait fort admissible, surtout en pays wallon. Mais si l'on jugeait que cette signature est un peu séculière, en voici une autre de la même abbaye (Douai, n° 291) qui peut lui servir de correctif. Au psaume XLIV qu’accompagne une miniature représentant les embrassements de J. -G. et de l’Église, le calligraphe et le peintre présentent leur livre avec cette pétition :
« Poscunt seriptores copulæ. cælestis amores. »
Cf. Dehaisnes, loc. cit., p. 41.
Quant à Sego d’Anchin, son calembour du premier hémistiche me rappelle certaines gentillesses picardes citées par mon ancien condisciple A. Goze ( Cathédrale d'Amiens, intérieur, p. 28, svv.) d’après inscriptions et devises où il s’agissait de remémorer un donateur sans armoiries. En voici quelques-unes. A un bas-relief de l'Annonciation, commandé par Antoine Pièce :
« Pièce sans prix, Vierge et mère sans tache. »
A une Notre-Dame-de-Paix, don d’Antoine Mouret :
« Son service est si doux qu'il n’est qu’aMOUR et joie. »
Sur un tableau qu’avait ordonné François Quignon :
« Croix aimable à Jésus, quoiou’iGNOM inieuse. »
Monument érigé à la très-sainte Vierge sur commande de Claude Pierre.
« Pierre sacrée où le serpent se brise. «