‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 142 sur 335 · Bevue celtique, t. I, p. 25, sv · texte numérisé non relu

Bevue celtique, t. I, p. 25, sv

7. Cf. Léop. Delisle, Biblioth. de l’École des Chartes, nc série, t. III, p. 386, svv. Il s’agissait de ne pas laisser

confondre cette espèce de dignitaire avec les simples moines, ou même écoliers, qui avaient droit de signer leurs vers dans les rouleaux des morts.

8. C’est vers ces temps-là que fut rédigé le drôle de livre intitulé Gesta Romanorum, et en français Violicr des histoires romaines. On y voit (cbap. 140, éd. Jannet 1858), comme chose qui va sans dire, qu’un moine, même entré tard en religion, possédait quelque habileté eu calligraphie. « Sa femme mourut , et il se fit moine ; lequel aprint trois lettres, l’une noire, l’autre rouge, l’autre blanche. » Qu’est-ce que cela veut bien dire? Je n’en réponds pas.

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MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

XIIIe siècle. , — ^ onrad, à Schevren (ou Scheyern) en Bavière', qui copia plus de cinq

cents manuscrits, et dont nous parlerons plus tard encore. A Wiblingen en Souabe, les noms des copistes sont communément remplacés par de pieuses formules, dont je rapporterai des exemples s’il plaît à Dieu); Dominique Vischer, religieux de cette maison, avait rédig’é, au commencement du xvne siècle, une liste des manuscrits de son monastère, avec l’indication des copistes. J’igmore si ce travail a été publié, n’ayant même point sous les yeux les annales de cette abbaye1 2. Le chanoine Odérig’o écrivit, en 1213 ou 1235, Y Or do officiorum senensis ecclesiæ 3.

Césaire de Milendonk, religieux de Pruym, est cité par M. J. -A. Ramboux (Tafeln 19-22). Gui de Marchiennes vivait encore probablement, ou avait un successeur du même nom4. Guillaume et Seg’o continuaient à maintenir la réputation du scriptorium d’Anchin5. Le chanoine Lambert avait-il exécuté luimême son Liber floridus, ou n’en était-il que le compilateur6? Bernard Ithier, bibliothécaire à Saint-Martial de Limog'es (1204-1225), ne fut pas seulement un \\ chroniqueur et directeur de scriptorium. Ainsi que bien d’autres armarii et révi-

*■ seurs de textes, il avait d’abord mis la main à cette besog’ne comme simple calli-

graplie ou copiste; et nous possédons encore des livres dus à sa plume7. A l’aide du Cabinet des mss. (t. II), quelques noms viendront grossir tellement quellement ce mince relevé de copistes conventuels. Mais le savant paléographe avait bien remarqué, comme moi, que c’est alors l’avénement définitif des écrivains mercenaires (p. 126 et 132). Les universités, grandissant et se multipliant chaque jour, amenaient une plus grande diffusion de connaissances parmi les séculiers; en sorte que l’idée vint à des librarii laïques de spéculer sur des entreprises de copie, et cela ne fit que croître jusqu’à l’invention des presses typographiques. Quoi qu’il en soit, notons encore pour cette première décadence des vieux scriptoria , Téulfe de Morigmy (p. 385), lequel paraît avoir été encore simple co-

1. Pez, Thésaurus anecdotorum, î. Diss. isagog. xxviij. — Aventinus, Hist. Boior., lib. VII, init. — Zicgelb, I, 550.

2. Je saisis cette occasion pour répéter que je ne prétends nullement faire un travail complet. Puissé-je trouver un successeur plus instruit et plus pourvu de livres, qui traite à fond l’importante question que je ne fais qu’aborder!

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