Ambros. in ps. CXVIII
4. Hieronym. in lscd., libr. XI, cap. 40. — In epist. ad Ephes., lib. II, cap. 3; etc.
5. August. in ps. CUL — De Geties. ad litt., lib. I, cap. 20; lib. II, cap. 0.
6. Red., De Créât. 6 dier. — De natura rerum. — De temporum rationè: « Orbem terræ dicimus, non quod absolute « orbis sit forma in tanta mondain camporumque dispa- « ritate; sed cujus amplexus , si cuncta linearum compre- « hendantur ambitu, figuram absoluti orbis efficiat. » Ap. Lingard, loc. cit.
A-t-on assez reproché au moyen âge d’être beaucoup trop aristotélicien? Or les Aristotéliciens (même du vieux temps) s’étaient prononcés pour la rotondité de la terre et pour son isolement dans l’espace. Que les ennemis, ou persifleurs malavisés, de l’Église veuillent donc bien ne pas
se montrer ridicules outre mesure par des invectives con-
tradictoires. Ce n’est pas moi qui les plaindrais en pareille
occurrence; mais je leur donne un conseil d’adversaire
loyal, ce qu'ils ne sont pas toujours avec nous (tant s’en
faut). « A bon entendeur, salut! »
7. Je trouverais aussi peut-être bien à citer S. Césaire d’Arles, indiqué comme formellement contraire, mais je n’ai pas besoin de multiplier les citations contre un savant qui se gène si peu avec les auteurs ecclésiastiques.
8. Ricciol., Almagest., libr. IX, sect. 4, cap. 38, § 7. « Multo plures sunt Patres qui cæli ac terræ rotunditatem « agnoverunt. »
Sur l’enseignement des écoles du moyen âge au sujet de la forme de la terre, cf. Hurter, Gesch. der Papst Innocenz III, t. IV (Hamburg, 1842), p. 633, svv.
9. Voyez, v. g., Greg. Nyss. in Cantic. Homil. X (Opp. 1615, t. I, p. 620). — Cyrill. Alexandr. in Ps. LXXVI ( Vox tonitrui... in rota ) ; ap. Mai, Nov. PP. biblioth., P. I, p. 405; et P. Il, p. 255, ,sq. — Petr. Chrysol., Serm. XXV] et ibid. not. 2 (Augustæ Vindel., p. 44).
10. Voyez aussi la lettre de S. Clément, publiée à Rome en 1832 par l’abbé Graziani, note 121.
11. Dracont., Hexaemeron, ed. Carpzov. Je n’ai nul besoin de citer l’édition du P. Arevalo, il ne me déplaît pas au contraire de recourir à un éditeur luthérien en cas pareil.
12. Observez, en passant, Yisolement delà terre suspendue dans l’espace, malgré son poids; ou, si vous le voulez même, précisément en vertu de la gravitation.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
que, par exemple, la discussion sur la localité occupée par les anges; attendu que nul cosmologiste ne sera gêné, je crois, pour leur placement, et que, d’après le savant académicien1, ce qu’il en rapporte n’est autorisé par aucun texte de l’Ecriture. L’unique chose qui importe désormais à la question, c’est de savoir jusqu’à quel point les erreurs plus ou moins nombreuses des Pères sur la cosmographie peuvent les charger en tant que docteurs ecclésiastiques. M. Letronne l’a bien senti quand il s’est tant efforcé de ramener leurs erreurs à n’être qu’une interprétation de l’Écriture. C’est que dans le fait parler d’une cosmographie des docteurs chrétiens, sans le soin démontrer que leur doctrine physique ait été la conséquence de leur doctrine religieuse, serait tout aussi ridicule que le projet d’incriminer, par exemple, le corps des médecins pt)ur les bévues historiques ou philologiques échappées à ceux de leurs confrères qui se sont occupés d’histoire ou de philologie2. Notre auteur n’est point si mal avisé; il va droit au fond, et son but est bien ce qu’il devait être pour sauver son titre du ridicule ou de la niaiserie; savoir : de montrer que les erreurs des théologiens en cosmographie sont nées de la théologie. Seulement, qu’il se soit proposé de le prouver et qu’il l’ait prouvé réellement, ce sont deux choses, et nous allons chercher s’il a réussi. Discussion d’où il pourrait bien arriver pour conséquence que plutôt d’interdire la cosmologie aux théologiens; il fallût interdire la théologie aux antiquaires.
upposons que je n'aie rien prouvé jusqu’à présent contre le dire de M. Letronne, il en résulterait tout au plus que la majorité des SS. Pères s’est tristement ég’arée dans les questions de cosmologie. Je n’en conviens pas, comme on le voit ; et je pense même qu’il y a au moins lieu d’en douter, après ce qu’on vient de lire. Mais enfin, admettons qu’il n’y ait rien de fait, s’ensuivrait-il quelque chose contre la théologie ou l’orthodoxie telles qu’ils l’entendaient3? Je n’en crois rien. Comment cela? M. Letronne ne dit-il pas que tous ces bizarres systèmes avaient leur source dans l’opiniâtreté à suivre Moïse? Écoutez-le : « Tout cela tirait sa force princi- « pale de l’autorité des SS. Pères, qui se persuadèrent « que la seule cosmographie possible était celle qu’ils
« trouvaient exposée dans la Bible » ■ — « Il faut
« convenir que si les phénomènes naturels n’étaient a pas là pour contredire le texte... l’explication que « les Pères donnent de la Bible, et les conséquences « qu’ils en tirent, seraient également incontesta- « blés; etc., etc. 4. »