‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 278 sur 335 · Era un mancebiello, naciô en Aragon · texte numérisé non relu

Era un mancebiello, naciô en Aragon

Peydro era su nombre, assi diz la lection,

Enfermo tan fuertemiente que era miration...

Grant fu la malatia, e muy prolongada Nunca vinieron fisicos que le valiessen nada. »

(ld., ibid., c. 338, 339.)

3. « Quo tempore idem clericus (ut ab ipso accepimus) ecclesie ipsi esset prepositus, venit quidam ex Zamora... atque filium nativitate claudum in jument o attulit... cui medici remedii afferre non poterant, »Anon., Vit. S. Senorinæ, p. 51 , col. 1 . Voir aussi Mirac. S. Rudesindi, n. 13 et 14.

6. « Apud Portugalem {Porto) in monasterio Fontis Archadie, quidam monachus... valde a quaternis urgebatur febribus. Cum per unum annum, nec per ecclesiarum visitationem, nec per medicorum operationem sublevaretur, etc. » Ordoilo, Mirac. S. Raides ., 111, 23. — « Inter duo flumina scilicet inter Ilominem et Cadavum [in Biœcesi Bracarensi), quedam mulier morabatur que... infirmitatem quam medici asma vocitant sustinuerat... nullo igitur medicaminis suffragio remedium adipiscens, etc. » Bernald., Vit. S. Geraldi Bracar., n. 30. Cf. ibid., n. 26.

7. Je ne trouve ce fait historiquement constaté que pour Celanova [Mirac. S. Rudesindi, n. 2). Mais il n’y a pas d’apparence que cette abbaye ait été, sous ce rapport, soumise à des exigences qu’on aurait épargnées aux autres grands monastères.

8. Un écrivain ecclésiastique de Coïmbre désigne l’abcès sous son nom arabe (Anon., Vit. Tellords archid., p. 46, col. 2): mais ceci s’explique lout naturellement dans un habitant d’une ville alors frontière.

ESPAGNE DU HAUT MOYEN AGE

variées, les cataplasmes et la diète, contre laquelle le patient s'insurgeait parfois, en constituaient le fond, et aidaient, alors comme aujourd’hui, les malades à revivre ou à mourir L Il en est du droit comme de la médecine. L’existence de tribunaux et par conséquent de juges et d’avocats dans les royaumes hispano-chrétiens suppose que , parmi les lettrés espagnols, clercs ou laïques, l’étude du droit civil et ecclésiastique était en honneur. Le premier, codifié depuis longtemps dans le Forum judicum (. Fuero-Juzgo ), est, à partir du x° siècle, complété et modifié sur certains points par les fueros ou privilégies locaux. Le second est compris tout entier dans l’ancienne collection canonique, attribuée dès lors à saint Isidore de Séville, et digme à tous ég’ards de l’avoir pour auteur, bien qu’en réalité elle ne soit pas l’œuvre de ce grand homme2. Ces deux précieux recueils où, sous un mince volume, sont renfermés d’inestimables trésors desag’esse humaine et divine, ont eu de plus l’heureuse fortune d’échapper, durant tout le moyen âg’e, au parasitisme encombrant des commentateurs de profession. Ils offraient par conséquent, à qui voulait ou devait les étudier, un abord facile et un parcours aisé, rendu plus facile par l’aide que prêtaient — moyennant honnête salaire sans doute — de nombreux maîtres en loi écrite aux débutants trop embarrassés de leur personne3. Pour se mettre en état de fig’urer dans les plaids royaux comme jugœ ou comme avocat ( vocero ), il ne fallait donc aux prétendants qu’une dépense modérée de travail et de temps, jointe à une dose ordinaire de bon sens. Par contre les profils du métier, surtout en ce qui concerne les avocats, devaient, à ce qu’il semble, être d’une maigreur peu commune. Comment eût-il pu en être autrement? L’allure rapide et dég’ag’ée qu’imprimait la législation à la procédure civile ou criminelle, coupait court chez l’avocat à foute manœuvre chicanière, atout déploiement oiseux d’éloquence vénale. Elle épargnait ainsi aux jug*es l’ennui d’éviter les piégées de l’une, ou de subir les assauts de l’autre; aux parties, celui plus grand encore d’en couvrir les frais par le déboursé de gros honoraires1. C’est

1. « Quid memorem clementiam ejus et sedulitatem in egrotantes, quos miris obsequiis et ministeriis confoveri faciebat?... Quecumque enira sustentationi diversarum infirmitatum necessaria erant, ornni observantia... illis amministrari jubebat... Nunquam ad domum infirmorum, quamvis... exoratus, ire voluit; nunquam sanguinem minuit, nunquam vel levissimam potionem aliquando accepit. » Anon., Vit. S. Theotonii, n. 16. — « Ego vero Bernaldus... art.ilicio... medicaminis, humorum superfluitates opportunitate temporis exigente, detrahere consueveram; sed. .. occupatus, usum medicine pro consuetudine implere nequivi. Unde humores extra cursum nature defluentes, in gutture.modo apostematis collectionem adunarunt... multis et diversis medieaminibus adhibitis tantum apostematis malum dimovere tentavi, etc. » Bern., Vit. S. Gerald., n. 36. — «Adcujus equidem sepulturam quidam clericus cujus nomen Sesgudus dignoscitur venisse, qui quemdam morbum quem medici fistulam vocant, in crure suo multo tempore passus fuerat, et diversis herbarum medieaminibus adhibitis sanari non valebat. » kl., ibicl., n. 24. — Le caballero que le comte Raymond de Bourgogne avait envoyé à Celanova pour y être traité, était sans' doute réduit par le médecin au quart ou à moitié de portion, lorsqu’il ordonnait à son nègre d'enfoncer les portes de la dépense pour y prendre ce que les moines refusaient à son appétit renaissant. Cf. Steph., Mirac. S. Rudes., 1. 1, n. 2.

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