L’appendice des œuvres de saint Cyprien renferme
deux opuscules intitulés Cœna; mais le titre complet donné par notre catalogue ( Cœnam Nuptiarum) exclut le premier
ou il n’est fait mention de noces d’aucune sorte. C'est donc
au second qu’il faut nous arrêter. En voici le début : « Quidam rex nomine Jabel nuptias faciebat... in Chana Galilææ. Is invitavil plurimos ut cœnam ejus frequentarent, etc. » Voilà bien le Festin de noces de notre catalogue. L’auteur de ce traité est-il, comme l’indiquait, je ne sais plus où, le R. P. Cahier, saint Cyprien, évêque de Toulon au viic siècle? C’est fort possible, probable même. Toutefois, l’emploi d’un mot espagnol ( cardeno , violet) dans le passage de cette légende, où l’impie Hérodiade entre en scène vêtue d’une robe de cette couleur f Herodias, vestem cardinam ), me parait devoir s'opposer à cette attribution, tant qu’on n’aura pas constaté hors de la Péninsule l’usage de cette expression. Je la trouve employée couramment dans les chartes hispano-latines du xe siècle. Cf. Yepes, V, escr. 1 , p. 424 (a. 942) ; Esp. sagr., XXXIV, escr. 15 (a. 953) ; ibid., XL, escr. 24, p. 409 (a. 998), etc.
7. Peut-être ce traité était-il placé en tête du manuscrit en 2 vol. gr. in-fol. d’écriture hispano-gothique que Morales décrit d’une façon par trop sommaire (p. 90). On a vu plus haut, à propos du volume renfermant le traité de la Nature des choses, que l’auteur du catalogue inscrit chaque manuscrit sous un seul titre, celui de l’ouvrage initial, bien que ce manuscrit renferme plusieurs opuscules d’origine diverse.