‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 295 sur 335 · Au verso de l'avant-dernière page, on lit : « Sub Xpti · texte numérisé non relu

Au verso de l'avant-dernière page, on lit : « Sub Xpti

nomme complétais fuit iste liber sub umbraAuleSte Marie

et Sli Martini in Monasterio vocabulo de Albares. Notum

die vin kal. — Era DCCCL — vin. Anno féliciter glorie sue Rege nro Ordonius sexto anno régnante. » L’ère, eu partie

effacée, peut et doit être rétablie en s’aidant de la seconde

indication. C’est ce qu’a pensé Risco ( Iglesias de Leon, p. 78). Il fixe donc la date de notre manuscrit à Père 958, qui répond à l’an de J.-C. 920, sixième année d’Ordono II, monté sur le trône de Léon en janvier 915 (Risco, Reyes de Leon, p. 176). L’ère 898, adoptée par Éguren (p. 46, col. 2), ne satisfait pas à cette condition ; car Ordono I était alors (a. 860) dans la dixième, et non dans la sixième année de son règne.

3. Voir la description complète de ce manuscrit dans Risco et Eguren, aux endroits cités dans la note précédente. Ce manuscrit est aujourd’hui à l’Escurial.

4. Un des feuillets porte inscrit le nom de ce prélat : «Pelagiusepiscopus sum liber ». Cf. Risco, Iglesias de Leon, p. 80.

5. Sur plusieurs pages du manuscrit on lit cette note : « Samuel librum ex Spania veni. » Cf. Risco, Iglesias de Leon, p. 82.

G. Une autre inscription en caractères microscopiques du même manuscrit est ainsi conçue : « SS. Cosme et Damiani sum liber. In territorio Legionense, in flumen Torius in valle Abeliare, ibi est monasterium fundatum. Et qui ilium extraneum inde fecerit, extraneus fiat a fide sancta catholica... et qui ilium aduxerit aut indigaverit, habeat partern in regno Christi et L)ei. » Risco, ibid., p. 83.

ESPAGNE DU HAUT MOYEN AGE

évêques Marcien et Habentius devant le sixième concile de Tolède, et ceux d’un concile célébré à Cordoue en 839, d’où Risco et Florez les ont tirés pour les publier dans YEspana sagrada. 5° Un antiplionaire copié en 1069 sur un manuscrit, remontant, par une série plus ou moins développée d’intermédiaires, jusqu’à la première année du roi Wamba, l’an 710 de l’ère espagnole et 672 de l’ère vulgaire1. Il est précédé d’une préface et d’une exhortation aux chantres, l’une et l’autre en vers élégiaques, ainsi que d’un traité du comput ecclésiastique et d’un calendrier, dont, vu leur antiquité reculée, il serait à désirer qu’un savant espagnol entreprit quelque jour la publication, si toutefois le précieux antiplionaire qui les renfermait existe encore dans les archives de Sainte-Marie de Léon ou ailleurs2. Arias, qui exécuta la présente copie de cet antiplionaire, était Galicien de naissance et doué d’une instruction assez étendue. Un des premiers parmi ses compatriotes, il voyagea hors de la Péninsule, et se livra, pendant ces excursions en pays étranger, à des recherches littéraires, qui décèlent en lui un vif amour de l’étude3.

Postérieure de plus d’un siècle à la bibliothèque de la cathédrale, celle de l’abbaye royale de saint Isidore de Léon l’ég’ala bientôt, si même elle ne la surpassa, par le nombre et la valeur des livres qui la composaient. Elle a eu de plus quelle l’heureuse fortune de conserver jusqu’à ces derniers temps une partie notable des richesses littéraires que la munificence des rois ou des particuliers y avait accumulées. Gomme on le verra par le catalogue suivant, la plupart de ces manuscrits avaient appartenu à des monastères plus anciens, d’où par voie d’achat, de donation ou d’annexion, ils étaient venus successivement grossir la bibliothèque de saint Isidore. 1° Bible in-folio écrite sur parchemin en caractères hispanogothiques, sous le règne d’Ordono le Mauvais (a. 962), par le prêtre Sanclio sous la direction de son maître Florent, tous deux religieux d’un monastère de Castille4. 2° Autre Bible de même format, transcrite sur parchemin au ixe ou Xe siècle. Outre le texte sacré, elle renferme l’Harmonie des Évangiles par l’Alexandrin Ammonius 5. 3° Une troisième Bible en deux volumes in-folio, écrite par ordre de dom Mendo, abbé de Saint-Isidore, sur du parchemin qu’un des religieux du monastère avait apporté de France au prix de mille fatigues. Commencée le 26 août 1161, elle était achevée le 26 mars de l’année suivante. Le copiste n’avait mis que six mois à son travail, l’ornemaniste ou miniaturiste terminait le sien en trente jours : vrai tour de force calligraphique dont s’émerveillait à hou droit un contemporain6. 4° Les Morales de Grégoire le Grand; cette reproduction de l’œuvre capitale

1. On lit dans notre manuscrit les deux indications chronologiques suivantes : « Ab incarna tione autem Domini usque ad présentent et primum gloriosissimi Wambanis prineipis annum, qui est era 710, sunt anni672.» Puis, immédiatement après : « Quando hoc scriptum est sic fuerunt anni : Incarnatio Domini 1077 (leg. 10U9), in era 1107. » Risco, ibid.', pp. 80, 81.

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