Heeren, op. c., ]. Il
3. Cf. Eugenii de Levis, Anecdota sacra. Turin, 1789, in- 4°, p. xxviij.
4. On trouvera une liste beaucoup plus considérable chez Ziegelbauer, Hist. litterar. ord. S. Bcned., t. I;quoiqu il se borne aux monastères de bénédictins. Cf. Struve,
Introductio...-, Index, v° Bibliotheca.
5. Sur le sort de cette autre bibliothèque au temps des calvinistes, Cf. Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, t. III f 1837) p. 301, sv. — Itevue critique d’histoire..., janvier 1874, p. 6, sv.
11 faut se rappeler que le cardinal de Chàtillon était un Coligny, et que l’abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, tenue par lui en commende, lui importait uniquement parce qu’il en pouvait tirer des revenus (en terres ou en livres).
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
Novalèse, Saint-Paul-hors-des-Murs de Rome, Pavie (Chartreuse), Polirone (dans le Mantouan), Pomposa (près de Ravenne), Rossano, Salerne, San Severino de Naples, Yallombrosa, Venise, Verceil (cathédrale), cathédrale de Vérone.
Angleterre : Abingdon, Saint-Alban, Bergavenny, Bury-Saint-Edmonds, Cantorbéry, Chester, Croyland (Crowland), Ely, Exeter, Glastonbury, Hereford, Jarrow, Lincoln, Lindisfarne, Malmesbury, Norwich, Peterborough, Ramsey, Sherbourne, Shrewsburv, Torney, Wells, Weremouth, Westminster, Winchester, Yorck, etc.
Irlande : On peut bien tout d’abord lui attribuer Hy (dans les Hébrides), d’où la foi s’est répandue sur l’Ecosse ; mais ne citons que les monastères irlandais : Armag'h, Bangor, Clemenagli, Clonard, Clonfert, Clonmacnois, Clonmore, Connor, Corck, Disert-Dermod, Durrow (King’s County), Emly, Fathen-Mura, Fore (en Westmeath), Glendaloch, Inis-Patrick (Holmpatrick), Innisboffîn, Inniscathy, Innisdamle, Kells.Kildare, Killaloe, Liathmore,Louth, Maghbile, Mayo, Monaghan, Monaster-Evan (Rosalas), Roscrea, Ros-mic-Treoin , Slane, Tara, Tassagard, Saint-Thomas près Dublin, Tirdagdas, Trevet (Meath), Tulachmin, etc.
Pour l’Ecosse et l’Islande, comme pour le Danemark, la Pologne, la Hongrie et les pays slaves, excepté la Bohême, les documents nombreux ne se sont point rencontrés sous ma main.
Suède: cathédrale d’Upsal, dominicains de Sigtun (en Upland), Cisterciens d’Alvastern, religieux de Sainte- Brigitte à Wadstena, bénédictins de Wisby ou Esrom (dans l’île de Gotlland), etc.
Bohême: Brzeunow, Emmaüs, Postelpfort (ou Postelberg'), Prague (les Prémontrés et la cathédrale) , Kokyczany, etc.
Norwége : Drontheim, Stavanger, Munkalife, etc.
Suisse : Bellelay, dans l’évêché de Bàle, Einsiedeln (Notre-Dame des ermites), Saint-Gall, Saint-Maurice du Valais, Mûri (ou Moury), Pfeffers, etc.
Allemagne: 1° Bibliothèques de chapitres. Bamberg, Breslau, Cologne, Eicbstædt, Francfortsur-le-Mein, Gandersheim, Hambourg, Hildesheim, Mayence, Munster, Paderborn, Ratisbonne, Saltzbourg , Würzbourg, etc. 2° Bibliothèques monastiques (ou de communautés religieuses) : Saint-Alban de Mayence, Deutz (près Colog'ne), Nieder-Altaich, Ober-Altaich, Benedict-Beuern, Bergen (près de Magdebourg), Saint-Biaise (dans la Forêt-Noire), Chartreuse de Buxheim (en Souabe), Constance, Eberbach (pillée parles Suédois), Elchingen, Saint-Emmeran de Ratisbonne , Epternach, Fulde, GottAveih, Saint-Jacques de Mayence, Kremsmünster, Lorch (Lauresheim), Michelsberg (près de Bamberg’), Moelk, Ütlobeuern, Tegernsee, Saint-Ulrich et Sainte-Afre d’Augsbourg, Schwartzach, Weingarten, etc. *.
e ne parlerai guère que de l’Occident, soit parce que les religieux de l’empire grec, ayant, après quelques luttes, passé à l’ennemi, n’ont point encouru, comme les moines latins, l’animadversion de la raison (ainsi que parlait Voltaire) : les religieux catholiques étant, comme il convenait, ceux qui ont eu à porter le principal poids de la colère des novateurs ; soit surtout à cause du silence des monuments historiques 2. Disons au moins que les bibliothèques monastiques les plus célè-
d. Cf. Klemm (op. c.), pour l’Allemagne.
2. Heeren (op. c., passim) se plaint à plusieurs reprises des généralités dont se contentent le plus souvent les écrivains nationaux de l'histoire littéraire byzantine; et, sur un pareil objet, il serait téméraire de vouloir raffiner là où un homme aussi habile confesse son ignorance.
C’est surtout au sujet des bibliothèques, que ces auteurs suppriment opiniâtrement les détails; mais le même savant fait remarquer, en outre, que les monastères d’Orient, et surtout ceux de Constantinople, paraissent avoir été fort inférieurs pour l’étude à ceux d’Occident, Op. c., ii, 29.
Villoison (Cf. Notices et extr. des mss., t, VIII, P. II, p. 30) vit les restes de la bibliothèque de Patmos, qui lui paru-
BIBLIOTHEQUES DU MOYEN AGE
bres du bas empire, paraissent avoir été celles de l’Archipel, durant le neuvième siècle: à Andros, à Patmos, à Lesbos1, dans l’île de Chio, soustraites peut-être par leur isolement aux fureurs des préfets iconoclastes du vme siècle2; et sur le continent, dans les monastères de Thessalie appelés Meteora, dans celui du Mega Spilæon en Morée, et dans ceux du Mont - Athos où les religieux de diverses langues commencèrent à s’établir en grand nombre durant les ixc et xe siècles. Depuis que je rédigeais ces pages, la presqu’île monastique de Macédoine a été visitée par plus d’un voyageur; et quelques textes utiles nous sont venus de là, quoique les hôtes y soient généralement assez peu communicatifs des parchemins que le moyen àg’e leur a laissés.
La continuation de cet article exposera les moyens auxquels on eut recours pour rassembler des collections de livres dans ces temps difficiles. Après quoi, nous verrons de quels ouvrages se composaient ces collections; et, s’il est vrai que l’érudition et la science profanes en fussent bannies, ou n’y fussent admises que par une sorte de rare exception.
Difficultés qu’il fallait vaincre pour former des bibliothèques au moyen âge, et indication générale des moyens employés pour y réussir (transcription et recension). — Emplois dont l’office spécial dans les communautés était de veiller sur la bibliothèque et d’en prendre soin. — Détails sur les ressources imaginées pour former des collections de livres : donations et achats, communications avec l’étranger (prêts, échanges et envois lointains ; recours à Rome en particulier, et généralement à l'Italie). — Transcription.
i le seul fait de l’existence des bibliothèques au moyen âg*e semble pouvoir justifier les moines du reproche d’ignorance, -ne nous paraîtra-t-il pas qu’ils devaient porter l’amour de la science jusqu’à une sorte de passion, quand nous réfléchirons aux ressources qu’il leur fallait employer pour se procurer le moindre de ces volumes3? Dans un temps où l’imprimerie n’existait pas, l’unique
rent bien tenus et en fort bon ordre. Mais, en 1 783, deux ou trois mille manuscrits anciens y avaient été livrés au feu par respect.; attendu que, gâtés comme ils l’étaient par l’humidité, on avait prétendu leur sauver le triste sort de traîner dans les rues. Les Juifs modernes ont souvent le même respect pour leurs vieux livres , et les enterrent afin de leur épargner toute profanation.
D. Montfaucon avait formé le projet d’aller lui-même avec plusieurs confrères examiner les bibliothèques du Mont- Athos. Privé de cet espoir, il voulut au moins tracer le plan qu’auraient à suivre ceux qui seraient plus heureux. Cf.
Mercure de France, janvier 17 13; et Nouveau Choix de pièces.... (par De la Place), t. LXVII, p. 131, svv.
D. Thuillier, le traducteur de Polybe, sollicita l’autorisation de faire un voyage au Levant pour des recherches du même genre. Depuis lors plusieurs missions scientifiques ont été données pour cela par nos ministres modernes: mais le temps et les hommes avaient déjà fait, bien des ravages.