Voir surtout ep. 7, 44, 87, 148. Cf. Ceillier, t, XIX
с. xliv, n° 17. — Heeren, op. c., IL II. Je n’ai pas vérifié cela sur la récente édition donnée par M. Olleris, m’étant servi de publications fort antérieures à la sienne.
BIBLIOTHEQUES DU MOYEN AGE
Une de ces demandes annonce qu’il y mettait parfois un certain mystère', dont je ne comprends pas bien les motifs, quoique l’abbé Petit-Hadel essaye de les deviner1 2.
La correspondance de saint Anselme3 et de Lanfranc (xf et xn° siècle) atteste des communications semblables entre l’abbaye du Bec et l’Ang*leterre. Un malentendu ayant fait croire que le bibliothécaire du Bec réclamait des livres prêtés à une autre communauté , avant qu’on y eût pu trouver le temps de s’en servir, saint Anselme s’afflig'e de cette méprise; et, dans une réponse pleine d'obligeance 4, il offre, au nom de la communauté entière, tout ce que renferme la bibliothèque de son abbaye. Ailleurs5 il fait savoir à l’archevêque de Gantorbéry que les copistes du monastère sont occupés à transcrire plusieurs des ouvragées qu’il demande, et que l’on est à la recherche des autres.
Pierre le Vénérable (xn° siècle), abbé de Cluny, entretenait des relations du même g-enre avec les Chartreux (comme nous l’avons indiqué déjà) et avec les Cisterciens même6, chez lesquels son ordre n’était pas toujours traité bien favorablement, à n’en jug-er que par saint Bernard. Ces faits doivent suffire pour montrer que la coutume en était comme journalière; on ne peut lire les lettres des évêques et des abbés sans en rencontrer bien d’autres7.
lusieurs manuscrits conservent encore l’indication des prêts qu’ils ont eu à subir. Un Macrobe appartenant à la bibliothèque impériale de Vienne (ap. Endlicher) porte cette phrase : « Iste liber... est conventus Cremensis (cremsensis) . . . et est accommodatus fratri Johanni Snabel conventus Nuremberg*ensis ad usum incertum , per Priorem reverendum fratrem Conradum Wurm ejusdem conventus in Cremsa.» Là semble bien être introduite, sous forme rapide, une protestation 'office contre la faiblesse du prieur envers des communautés dont il n’avait
IPÿ pas à g'érer les intérêts, et auxquelles il sacrifie celle qu’il doit protéger. L’of-
W ^ fîcier, lui, s’en lave les mains, non sans réclamer pour acquit de conscience.
A Reichenau, dans le catalogue du ixe siècle (ap. Zieg*elbauer, t. I, p. 570), le bibliothécaire inscrivait ceci près de l’indication d’un livre contenant Donat et autres
1. Ep. 130. « Age ergo, et te solo conscio, fac ut mihi « scribantur M. Manilius de astronomia, et Victorinus de « rhetorica. » Ailleurs (ep. 16), il prie un évêque d'emprunter pour lui un manuscrit, mais ne veut pas être nommé.