‹ Monuments religieux de l'architecture romane et de transition dans la région picardeChapitre 8 sur 335 · August., Lib. imperf. de Genes., cap · texte numérisé non relu

August., Lib. imperf. de Genes., cap

11. August., Genes. ad litt., lib. 11, cap. 4. — Ici., in ps. CI, serm. 2.

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

ri de Malines1, élève d’Albert le Grand, Guillaume d'Auvergne, et le cardinal Pierre d’Ailly 2 après eux, expliquent les cataractes du ciel , si lourdement interprétées ici, par linfluence de certaines constellations sur les pluies. Et saint Chrysostome3 avait dit positivement que les cataractes du ciel ne sont qu’une expression figurée. Saint Thomas qui n’était pas un théologien du tiers parti, à coup sûr, et qui n’entendait point raillerie sur les sentiments de la majorité des Pères ou sur l’interprétation orthodoxe de la Bible, décharge de tout scrupule celui pour qui le firmament ne serait que la partie de l’atmosphère occupée par les nuages 4, ou encore tout l’espace compris entre la terre et les astres5 6.

Saint Augustin °, saint Chrysostome encore 7, et après lui Michel Glycas8 comme Bède 9, doutent s’il faut voir dans la création du firmament autre chose que le rassemblement des vapeurs. Saint Basile10 11 et Olympiodore ", dont il a déjà été dit un mot, confondent le firmament avec l’air ou l’atmosphère ; et, de fait, l’Ecriture ne parle-t-elle pas de la route de /’ aigle dans le ciel , etc., aussi bien que des oiseaux du ciel? Saint Ambroise12 fait venir le nom du firmament, de ce que Dieu l’a établi, quel qu’il soit, d’une manière durable ; en sorte qu’il ne tient pas à ce docteur que vous n’y voyiez une simple loi clu monde et rien de plus. Car, lorsqu’il explique, à sa manière, comment les eaux peuvent être maintenues au-dessus du firmament, il termine ainsi 13 : « Ce que j’en dis, est unique- « ment pour montrer qu’à ce qu’on nous oppose nous avons des hypothèses tout aussi pro- « bables à opposer nous-mêmes, etc. 14 ». Et il a si peu besoin d’un toit qui divise les eaux supérieures d’avec celles de la terre, que, pour expliquer leur suspension, il se contenterait volontiers d’un ordre de Dieu comme celui qui sépara les eaux du Jourdain devant le peuple hébreu. Saint Jean de Damas 15 cite quatre ou cinq opinions sur la nature du firmament, sans se prononcer ni pour ni contre aucune d’elles; persuadé sans doute, comme saint Chrysostome i6, qu’on serait téméraire de vouloir préciser ce que l’Ecriture entendait par là.

Bupert 17, proposant son explication du mot firmament um , oppose la densité des nuages à la subtilité de l’air. D’autres pensent que ce pourrait bien être une simple désignation de

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