Ephræm, Ilomil. 47. C’est l'indication donnée par Ma
iv. — il
MELANGES D ARCHEOLOGIE.
daient cette occupation aux cénobites de leur temps. Dans l’Occident, à la même époque, les communautés formées par saint Martin de Tours n’avaient pas d’autre travail manuel Saint Fulg*ence (ve siècle), lorsqu’il voulut partager les exercices ordinaires de la vie commune, nous est montré par son biographe2 comme accomplissant ainsi sa part de la tâche journalière. Au vT siècle, saint Ferréol écrivait ces mots dans sa règle3, pour les communautés du midi de la France : « Paginam pingat digito, qui terram non pro- « scindit aratro. » C’était le temps où Cassiodore, retiré du palais du roi des Gotlis pour s’ensevelir au cloître de Vivarium, consacrait sa majestueuse vieillesse à tracer un code de transcription dans son livre De orthographia. Si vous lisez le début de cet ouvrage d’un consulaire qui avait administré l’empire, vous reconnaîtrez sans peine4 qu’il y avait dès lors un abîme entre Y antiquarins de Rome profane, et l’office consacré pour ainsi dire par de semblables formules :i. Un autre monde apparaît ici; et, placée à ce degré d’élévation, la copie des livres ne peut plus être laissée désormais à des mercenaires. Aussi, voici venir l’ordre de saint Benoît; il appartient, par sa naissance, à la même époque, et nous y trouvons ce travail établi comme tout naturellement sans qu’on en sache presque assigner l’origine, pas même dans la règ’le ; c’était un produit spontané du sol. Du plus loin que nous apercevons le Bénédictin, nous le trouvons préludant, par les grandes vues qui ennoblissent ses premiers
billon ( Études monast.), d’après lequel je crois pouvoir citer de confiance; quoique j’aie en vain cherché à vérifier ce passage dans l’édition romaine d’Assemani et du P. Benedetti.