‹ Morale des idées-forcesChapitre 47 sur 136 · LXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXII INTRODUCTION

pour sauver la ruorale aux dépens de la vérité et en vue de l'utilité; c'est, au contraire, parce que je considère comme une vérité la valeur intrinsèque de Tintelligence et de la connaissance, de la volonté, delà puissance sur soi ou sur la nature, du pouvoir d'aimer, enfin de la joie qui accompagne l'exercice de toutes les fonctions psychiques. Or, ce sont là, comme nous le verrons, les valeurs primaires, qui se résument dans la bonté intrinsi*que et extrinsèque. Nul n'a jamais prouvé, par des raisons irréfutables, que ces valeurs soient illusoires.

La doctrine des idées-forces, ici encore, a l'avantage de conserver une solidité qui lui est propre en présence des résultats les plus hardis de la critique ; car, encore une fois, l'idée morale existe certainement comme idée, et ses effets ne sont pas illusoires, alors même qu'il y aurait dans ses éléments une part d'illLision. Elle agit et, en conséquence, elle n'est pas une pure chimère. Elle se confère à elle-même une validité en se concevant et en se réalisant.

Cette considération nous amène devant un problème nouveau : celui de l'efflcacité pratique.

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