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CONSEQUENCES RELATIVES A LA VRAIE NATURE HUMAINE

La doctrine synthétique que nous venons d'exposer, sur la fin indivisiblenient personnelle et sociale, va nous permettre de déterminer le vrai sens de la nature humaine, de la perfection humaine, de la valeur humaine, de la dignité humaine, du progrès humain.

En premier lieu, la considération de la vraie nature d'un être et celle de sa vraie fin coïncident pour la science, comme Ta montré Aristote, parce que \^ nature d'un être est dans sa fonction et que sa fonction dépend de sa fin. Aussi est-ce par des rapports, comme Ta soutenu Hegel, que doit se définir scientifiquement la nature d'un être, au lieu de constituer quelque chose d'absolu. Seulement, ajouterons-nous, il ne faut pas se contenter de poser des rapports extrin-

sèques entre des volontés demeurant isolées chacune en soi. Ce qui fait, à nos yeux, et l'essence intelligible et la réalité actuelle de chaque volonté^ ce sont ses rapports avec les autres volontés^ avec la 5oc/é/^ entière, laquelle fait partie, en quelque sorte, de sa propre définition. Dans un être vivant, un organe ne se constitue et ne se définit que par ses relations avec TorgAnisme ; dans la société, qui, nous l'avons vu, est hyperorganiquc, chaque organe est lui-raâme un organisme ; mais cet organisme n'en est pas moins défini par les relations de tous les organismes entre eux, relations telles qu'ils se prennent les uns les autres pour fins. Le bien de chacun est alors, comme nous Pavons établi plus haut, non plus seulement aidé et assuré, mais constitué par le bien même de tous (1).

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