‹ Morale et politiqueChapitre 102 sur 113 · LETTRES CHOISIES UE VOLTAIRE 4UK · texte numérisé non relu

LETTRES CHOISIES UE VOLTAIRE 4UK

publication les lignes suivantes: « De même qu'on ne o doit pas écrire tout ce que les rois ont fait, mais seud lement ce qu'ils oni fait de digne de la postérité, de » même on ne doit imprimer d'un auteur que ce qu'il n a écrit de digne d'élre lu. Avec cette règle honnête, il > y aurait moins délivres et plus de goût dans le public.» Nous ne voudrions pas souscrire absolument à celte pensée, et avant de croire que Voltaire lui-même y sousemail absolument, nous nous rappelons qu'elle est dans une lettre à L'Académie de Berlin et devait passer sons les yeux do Frédéric; aussi n'est-ce pas à lui que nous adressons nos observations. Avec le système qui est présente ici, on n'aurait que les beautés de l'histoire, et l'histoire vaut mieux. Uisli nouons ce qui est digue de la postérité et ce qui intéresse la curiosité de l'esprit humain, avide de connaître le momie et de l'expliquer. Comme les souverains font les; événements el qu'ils ne les font pas seulement avec leur raison, mais qu'ils les font aussi avec leurs passions et leurs caprices, avec toute leur personne, il faut bien que toute celle personne intéresse la postérité, et s'il y a des misères, l'histoire les voit, sans crainic de se compromettre en les vovunt. Renonçons à nus fausses idées de majesté. Virgile écrivait naïvement : * Si nous chaulons les forêts, que les » forêts soient dignes d'un consul; s assurément un consul est fort beau, mais une forêt esl encore plus belle qu'un consul; de même un souverain est quelque chose de grand, mais l'histoire esl encore plus grande qu'un souverain.

Nous traiterions volontiers les auteurs comme tes sou-

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