OE LA DÉCENTRALISATION
nieipaux et ilt: département sera un sujet où ce qu'il est entre de cet esprit Jans la nation pourra se montrer. Voyons clairement ce qui est. La commune est réelle, le canton est réel : ils représentent une communauté d'intérêts ; l'ancienne province était réelle : elle était fondée sur des ressemblances de mœurs; le département et l'arrondissement sont artificiels, découpés plus ou moins arbitrairement dans l;i France ; seulement le département, considéré comme une ]iersorme capable de posséder et de gérer sa fortune, a peu à peu acquis une existence réelle qu'il n'avait pas d'abord, tandis que l'arrondissement est resté et parait devoir rester une expression administrative. Voila donc sur quel terrain ou aura a su tenir. On trouvera dans le livre de 11. de Barantc et dans le projet de Nancy d'utiles indications | mur la création d'un conseil cantonal, qui devrait, ce nous semble, non
le réglait la constitution de 1795, mais être auprès des sous-préfets, cl par eux auprès du conseil dedéjKirieinent et de l'administration supérieure, un organe compétent îles vieux des populations.
S'il y a de tels rapports entre les habitants d'une même portion île territoire, commune, canton ou département, une bonne loi sera celle qui fortifiera l'existence du département, du canton ou de la commune, et qui fera que les citoyens en aient un sentiment plus vif; par conséquent aussi la meilleure loi électorale serait la lui qui tiendrait compte décela et qui emerruil ensemble au scrutin ceux qui oui par quelque point nue vie coin ■ mune; la France électorale devrait être calquée sur la
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Fiance réelle. A ce point de vue, on ne saurait Irop rceretler ce qu'il a été introduit de factice dans 1rs circonscriptions électorales, et que l'srbi Intire, qui avait découpé les départements, ait découpé les villes même, comme on l'a vu aux dernières élections municipales. Nous admirons ce qu'il y a d'ingénieux dans ces procédés : tantôt on marie des gens qui ne se connaissent p;is, pour empêcher qu'ils ne s'entendent : tantôt on les Choisit d'humeur contraire, pour paralyser ceux <|ue l'on craint, et on ajoute aux électeurs des villes des électeurs des campagnes, comme on mettrait de la terre à leurs souliers, pour les empêcher d'aller si vile. Nous le répétons, c'est fort ingénieux, mais on ne fait pas cela sans causer au pays un certain malaise, par le sentiment qu'il a d'une situation fausse, et ce malaise est de loutes les choses ce qu'il y a de plus fâcheux- Ou demande toujours que les élections municipales soient purement municipales, que les élections locales soient purement locales; c'est fort bien; mais [unies les circonstances ne se prêtent pas également à ce qu'il en soit ainsi. Supposé que la politique eut sa juste place, elle se désintéresserail des élections locales et ne songerait point à les dénaturer; au contraire, si la politique n'avait pas la place qu'elle doitavoir, elle se mettrait partout.
Nous nous arrêtons, il le faut, car nous n'en aurions pas fini de sitôt avec le livre de M. de Bavante. Ce livre introduit dans le monde des publicistes un nom nouveau qui ne manquera pus d'éveiller l'intérêt. Le jeune auteur de la préface est certainement un libéral ; si on demande quelque indication de plus, nous la trouvons, à