‹ Morale et politiqueChapitre 62 sur 113 · R LES FRANÇAIS DE LA DÉCADENCE · texte numérisé non relu

R LES FRANÇAIS DE LA DÉCADENCE

nesse des élégances convenues, les Iravers <le la société polie, qui a sans doute ses préjugés, ses vanités et ses contradictions, (Jucl dommage si nous perdions tout à coup dansïa grande ci dans la petite presse, toute notre littérature légère, les chroniques qui saisissent au vol la comédie contemporaine, loutce fourmillement de plumes alertes, avisées et espiègles, qui raisonnent et déraisonnent si plaisamment !

Voulez-vous que nous laissions de coté les préjugés, et que nous disions tout haut ce que nous nous disons ii nous-mêmes, quand nous sommes de bonne foi ? Il n'y i que deux espèces de journaux : ceux qui ont de la conscience et ceux qui n'en ont pas, ceux quiont de l'esprit et ceux qui n'en ont pas. il est temps de dérider si les journaux sérieux sont ceux qui disent légèrement des choses sérieuses ou ceux qui disent sérieusement des choses de peu de sens. Nous trouverions peut-être, en cherchant bien, quelques exemples de ceux-ci ; mais nous aimons mieux citer des exemples des autres. Ne rendent-ils pas .-juelques services aux lettres et aux mœurs, quand ils poursuivent, comme M. Jules Vallès, les réfracta ires, les bohèmes de la littérature, ou, comme l'écrivain qui nous occupe, i les filles de marbre et les gentilshommes » de carton? < Avons-nous oublié que, dans les crises politiques et sociales que la France a traversées il n'y a pas encore vingt ans, une feuille du titre le moins grave, le Charivari, a persécuté les idées fausses, de sa plume et de son crayon, avec une verve intrépide? C'est à celle bonne guerre que se sont formés SIM. Taxile Delord et Clément Caraguel. M. Henri Roehefort, qui appariienl

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