LA PRESSE DANS LKS DÉ PARTE M KN TS
circonscriptions électorales ont été faites '. Elle ne sert de rien pour les élections consulaires, municipale 5 , d'arromlissemenl, de département, de rien pour la publicité des comptes- rend 11 s des conseils municipaux et du conseil général, de rien pour lu discussion de mille intérêts locaux, pour lesquels les journaux parisiens n'ont pas de place. Tant qu'il n'y aura pas une large presse départementale, les départements ne seront rien. Ou parie beaucoup de décentralisation; si on la veut sérieusement, voilà celle qui doit être la première.
Le régime de la presse des départements est celui de toute la presse, aggravé par l'éloignement de Paris. Comptez les prises que l'administration a sur elle': l'autorisation (on a vu qu'elle n'est pas facile à ohtenir pour mut le monde) ; le cautionnement, qui rapporte peu elest exposé aux saisies; le timbre; le don et le retrait des annonces judiciaires; la permission ou la défense de vendre sur la voie publique; les procès correctionnels, avec, la prison et l'amende; l'avertissement avec la suspension cl la suppression (on sait que le gouvernement y renonce). N'oublions pas la condition de; imprimeurs, qui vaut la peine qu'on s'y arrête un instant. Leur nombre est restreint, il leur faut un brevet ; or, un imprimeur réfléchit avant de prêter ses presses à un journal d'Opposition, et une fois qu'il s'est décide,
' Voir Carlt des eircomeripliau dtttoralêt, par MM. Ferdinand Duval et Edouard Delptat, chez Lancé, rua do la Paii, S.
1 Voir les brochures ; la Presse et la Législation de «ÏJ, pur Edouard Hervé, liureaui de la Serve contemporaine, HJP du [>00tdo-Lodi. — La liberté de la Presse rt li Rufrage Hnirertcl, par Du-