‹ Morale et progrèsChapitre 137 sur 199 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Diverses apprehensions au sujet du progrfes. — Limites de la perfectibility dans la nature de rhomme et la dur^e de cette terre. — Des causes d^pendantes de nous qui peuvent en troubler le cours. — Perils auxquels est expos^e Toeuvre humaine et libre du progrds. — EAt-il mieux valu que rhumanit6 ne pAt s'affranchir de la loi du progrfes ? — Dangers qui naissent de r6tat actuel de la civilisation. ~ Influence fdcheuse de Texistence ais6e sur les caract^res et les mAles vertus.— Amour et passion du bien-6tre. — Affaiblissement des courages. — Les peuples les plus riches et les plus civilis6s en proie aux plus pauvres et aux plus barbares. — Home, les Barbares et Salvien. — Les tentations du bien-6tre non moins mauvaises conseill^res que celles de la faim. — Antagonisme des classes. — Ennemis int^rieurs au sein mSme de la society. — Les besoins croissent plus que les moyens de les satisfaire. — Remade unique dans la morale. — Paradoxe de Rousseau contre les lettres et les sciences. — RelAchement des liens de la famille. — Affaibhssement de Tamour de la patrie.

(( Tout ce qui se perfectionne par progres, a dit Pascal, p6rit aijissi par progres. Tout ce qui a 6te faible ne peut jamais etre absolument fort. On a beau dire, il est crA, il est chang6 ; il est aussi le meme * . » Ces paroles sont bien dignes d'etre

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