‹ Morale et progrèsChapitre 142 sur 199 · CHAPITRE ONZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIEME

main, comme la fermete a supporter la douleur, le courage, le m6pris de la mort, le sacrifice, renthousiasme.

Philosophes, moralistes, economistes, tous ont reconnu cette influence debilitante de la civilisation materielle ; tous, dans Thabitude et Tamour du bien-etre, voient, comme nous, un des grands dangers de Thomme moderne. M. de Tocqueville s'afflige « de cette espece de passion' de bien-etre qui est comme la mere de la servitude *. » Un des Economistes de notre temps qui ont le plus insist6 sur le rapport deTEconomie politique et dela morale, M. BaudrillartS n'est pas moins frapp6 du peril attach^ aux progres de Tindustrie. « Uindustrie semble, dit-il, avoir pour tache de dispenser rhomme de la peine, de lui 6pargner tous les chocs et les frottements douloureux... Les artisans les plus modestes, pourvu, comme on dit, qu'ils aient ce qu'il leur faut, peuvent succomber k TamoUissement du bien-etre. La derniere guerre est loin a cet 6gard d'avoir ete pour nous sans revelations ' . »

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