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La Rpfigion, Gonflnsion

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citoyen est effraye des dangers du suflFrage universel et des instUutions r^publicaines, dans un pays ou la corruption tend de plus en plus k Temporter sur Fhonneur et le sentiment du devoir. Si le despotisme, dit-il, mutile et entrave les plus nobles pouvoirs de Tame , par contre il a Tavantage de circonscrire Taction des mau« vais penchants, non moins que celle des bons. Tout au contraire, les institutions republicaines leur donnent libre carriere ; elles developpent, elles stimulent toutes les passions ; elles 6\eiU lent, dans toute la masse de la population, des energies sanspr^c6dent ; elles sont des instruments d'une puissance inouie pour realiser ses d6sirs et ses passions ; elles ipultiplient les tentations , excitent chez tons des ambitions sans bornes et un amour insatiable de gain qui se manifeste sans pudeur, par d'innombrables dupericJs, par des fraudes, par des banqueroutes dont on ne rougit plus. Voici comment, dans son 6nergique et pittoresque langage^ il rend sensible cette puissance de plus en plus grande pour le mal que developpent les institutions de son pays : « Nos institutions offrent des facilit^s aussi grandes aux mechants dans tons les genres de malice que celles que le phosphore ou les allumettes fournissent u rincendiaire. Ge que la chimie a fait faire de progres k Tart antique de frotter deux bouts de hois

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