‹ Morale et progrèsChapitre 2 sur 199 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Plus d'uue fois deja j'ai touche aux questions qui sont Tobjet de ce livre. C'est le propre des revolutions, a cause des grandes esperances qu'elles donnent aux uns, et des craintes non moins grandes qu'elles inspirent aux autres, de tourner Fattention des esprits plus calmes sur les lois de la marche des societes humaines, sur les symptomes de decadence, sur les conditions et sur les limites du progres. En 1848," pour reduire a leur juste valeur les perfectionnements etlesfelicites imaginairesque certaines sectes socialistes faisaient briller aux yeUx de leurs trop credules adeptes, j'ai fait quelques legons, a la Faculte des lettres de Lyon, qui ont ete resum^es dans une brochure sur les limites de la perfectibilite.

Plus tard, dans un memoire intitule : Querelle des aneiens et des modernes en morale *, j'ai eu Tintention de montrer ou est M progres et ou il n'est pas, en

i. Voir les comptes rendiis de I'Acad^mie des sciences morales et politiqueit, 1 869.

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