‹ Morale et progrèsChapitre 96 sur 199 · CHAPITRE HUITlfeME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITlfeME

doit etre exclusivement notre ouvrage, et dont on u'obtient I'exacte mesure qu^en retranchant la part de ces bons instincts qui ne viennent pas de nous. Tout ce qui «st la part de Ther^dite ne jsaiirait, en eflFet, etre eelle de la. vertu; Tune Bt Fautre s'excluent, par nature et par definition.

A part meme le g6nie et la vertu, les exemples d'hSr^dite psychologique ne sont que de Tares exceptions comparees aux exemples en sens contraire. Que de listes sans fin, que de faits innombrables, quelle triomphante contre-statistique, de fils qui ne tiennent en rien de leurs: peres, ou meme de fils iridignes et deg6n6r6s, ne pourrait-on pas opposer a Galton^ a de CandoUe, a M. Ribot? Cette indignity est meme si fr6quente qu'elle a 6t6 une sorte de lieu commun de tous les temps, a I'usage des poetes, des moralistes et des predicateurs qui ont le mieux connu le co^uf humain. Mentor, dans VOdyssee, se plaint que bien pen d'enfants egalent leurs peres * . La plainte est la meme chez les modernes que chez les anciens. ficoutons Massillon : « Les enfants des hommes illustres sont d*ordinaire les successeurs du rang et des honneurs de leurs peres, et ne le sont pas de leur gloire et de leurs vertus

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